23 janvier 2026

Majorité Tavini à l’assemblée: 37 – 1

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La crise gronde au Tavini huiraatira (parti indépendantiste présidé par Oscar Temaru). Après Hinamoeura Cross-Morgant, c’est l’élue Odette Homai, 1er adjointe au maire de Takaroa (atoll des Tuamotu) qui claque la porte du parti bleu ciel pour rejoindre les rangs des non-inscrits. La majorité passe donc à 36 représentants contre 16 Tapura huiraatira et 5 non-inscrits.

Personne ne l’a vu venir ! Il faut dire que ses prises de parole sont rares dans l’hémicycle. Elle n’en reste pas moins une indépendantiste pure jus. Un tant soit peu rêveuse, pour ne pas dire naïve… Mais aujourd’hui déçue de voir ses maîtres à penser, Oscar Temaru himself » se renier sur de nombreux sujets.

Voilà plusieurs mois déjà que le groupe Tavini huiraatira se déchire à Tarahoi. Certes, à l’abri des oreilles indiscrètes mais c’est désormais du chacun pour soi. « Au sein du groupe d’élus Tavini à l’assemblée, il n’y a pas de leadership, il n’y a rien: il n’y a pas de travail de groupe », a t-elle confirmé récemment à nos confrères de Tahiti-Infos.

« Tombée des nues »

Mais ce n’est pas la raison essentielle de sa rupture ! La goutte qui semble avoir fait déborder le vase, c’est l’annonce du soutien apporté par le Tavini huiraatira à Tauhiti Nena au détriment de Tematai Legayic pour les prochaines élections municipales à Papeete. Odette Homai déclare être « tombée des nues » lorsqu’elle a entendu son leader metua, Oscar Temaru, dérouler le tapis rouge à celui qui, il faut bien le reconnaître, aura essayé toutes les mouvances politiques au cours de sa petite carrière. Et d’expliquer: « Si on ne se sent plus en phase avec la ligne de conduite du parti, il faut arrêter et il faut dire stop ». A elle, dorénavant, de justifier sa nouvelle posture après des habitants de Takaroa, ceux là même qui l’ont porté à Tarahoi et qui devront juger de sa capacité -ou non- à investir la mairie, au mois de mars prochain.

Enfin, Odette Homai rejette en bloc les (nouvelles) conditions d’accession à l’indépendance de la Polynésie française. A ses yeux, en effet, le référendum constitue un passage obligé après avoir clairement informé la population des conséquences d’une séparation avec la France. Or, le parti d’Oscar Temaru n’a pas l’air décidé d’emprunter cette voie, somme toute démocratique, convaincu qu’il est de sa popularité auprès des Polynésiens. Vivement les élections pour y voir plus clair!…

Photo: APF

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