Réforme du RNS: « Il sont allés trop loin… »

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Le patron de la confédération polynésienne des petites et moyennes entreprises (CPPME), Christophe Plée, est plus que jamais remonté contre la réforme du régime des non-salariés (RNS) dont l’entrée en vigueur – théoriquement, à compter du 1er février 2026 – connaît quelques ratés.

« Ils (ndlr: les initiateurs du texte) sont allés trop loin ! Et vous verrez, on n’en a pas fini avec ce sujet… » Visiblement agacé de voir le gouvernement Brotherson multiplier les attaques contre les chefs d’entreprises, ceux qui créent de la richesse dans ce pays, l’invité de la chaine TNTV a confirmé mardi soir qu’un nouveau recours était déposé contre la réforme du RNS.

Et d’expliquer à la journaliste que c’est désormais « la forme » qui est visé puisque le fond a été validé par les juridictions compétentes. A ses yeux, en effet, il fallait repasser le texte devant les élus de l’assemblée pour corriger les quelques points censurés à la marge par le Conseil d’Etat. Même si, au final, la confédération patronale demande ni plus ni moins que « le retrait du texte ».

Quant à l’objectif poursuivi par le gouvernement et le principal artisan du texte, Pierre Frébault, qui depuis son bureau de la CPS tire les ficelles, le compte n’y est toujours pas! « Il n’y a pas de volonté d’équité », soutient Christophe Plée, avant d’ajouter: « On a simplement copié le modèle métropolitain », ce qui, il faut bien reconnaître, est un comble pour une majorité indépendantiste.

De manière générale, C. Plée soutient que « ce gouvernement n’a pas de projet, pas de cap ». Sa seule ambition, c’est de prélever toujours plus d’argent sur le dos de ceux qui travaillent aux fins de tenter d’équilibrer notre système de protection sociale généralisée (PSG) dont les financements sont des plus instables depuis la suppression de la TVA social (1%) qui rapportait la bagatelle de 9 milliards de Fcfp. Et, à entendre Christophe Plée, « la douloureuse n’est pas terminée… » pour les chefs d’entreprises qui redoutent l’avènement d’autres réformes comme celle concernant l’impôt sur les transactions.

Photo d’archives

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