Un 1er mai à la Présidence sous le signe du dialogue

La traditionnelle rencontre du 1er mai s’est tenue à la présidence où le président Edouard Fritch et son gouvernement ont reçu les organisations syndicales.

Le président Edouard Fritch a souligné dans son allocution l’importance de ce moment de rencontre, « une occasion de dialogue et de démocratie » qui doit dépasser les divergences, en réponse aux organisations syndicales qui ont décidé de ne pas venir.

Il est également revenu sur les principaux points qui ont marqué le dialogue social de ces derniers mois, l’occasion de faire un bilan des différentes mesures sur les sujets suivants : l’’augmentation du SMIG au 1er mai, un bilan des mesures d’aides à l’emploi de 2018 à 202, un bilan des points du protocole de fin novembre, la PSG et les assises de la Santé

Sur le Smig qui augmente de 2% à compter d’aujourd’hui, le Président a souligné que les mesures prises par le gouvernement l’ont été « dans un esprit de responsabilité et de solidarité », souhaitant que « la spirale infernale salaire/prix ne devienne pas le moteur de l’inflation ni un frein à la création d’emploi et à l’embauche ».

Il a rappelé les différents mesures prises pour limiter les prix (PPN – produits de première nécessité ; PGC – produits de grande consommation ; détaxe sur les matériaux de constructions, prise en charge par le pays de la hausse des hydrocarbures), ainsi que les dispositifs d’aides pour préserver les emplois. Les budgets qui ont été alloués aux dispositifs liés à l’emploi (CAE, CVD, ACT, ICRA, CSE etc.) ont doublé en 4 années et sont passés de 3,5 milliards en 2018 à plus de 7 milliards de dépenses en 2021. Ce sont plus de 11 milliards alloués aux mesures d’aides exceptionnelles en 2020 et 2021 pour 42.896 bénéficiaires. « C’est à ce prix qu’on a pu maintenir et sauver les emplois durant la crise sanitaire », a rappelé le Président.

Le président a également fait un point sur l’application du protocole de fin de grève signé le 29 novembre 2021, en soulignant que la priorité du gouvernement est le maintien du pouvoir d’achat, et pas seulement pour les salariés, rappelant que de nombreux Polynésiens non salariés sont également sévèrement impactés par les effets de l’inflation. Il a confirmé avoir confié à la ministre du Travail et de la Solidarité, Virginie Bruant, la mise en place du fonds d’aide aux salariés ayant involontairement perdu leur travail, tout en précisant que ce n’était pas dans l’immédiat la priorité du gouvernement, considérant les sommes importantes déjà mises en oeuvre pour la sauvegarde de l’emploi et la formation.

Concernant la PSG qui était en grand danger, le président Edouard Fritch a rappelé les réformes engagées en profondeur pour changer la gouvernance, pour sécuriser le financement des régimes au travers de la Contribution pour la Protection Sociale (CPS) ramenée à 1%. Cette CPS rappelle-t-il, permet, par la taxation, de financer les besoins de la PSG et d’élargir la solidarité de son financement à tous et pas seulement aux cotisants, un souhait qui date de plus de vingt ans et qui n’avait pas encore été concrétisé jusqu’à ce jour. Le président a pris date pour la fin septembre, lorsqu’un premier point sera effectué sur le rendement de la cotisation. Il s’est dit « conscient que cette décision n’était pas populaire », mais persuadé « qu’au fond la population a compris les enjeux et la nécessité de cette taxe » dont le bénéfice lui revient par le paiement des prestations. La prochaine étape, a souligné le président Edouard Fritch, sera la fusion des régimes et la mise en oeuvre de la protection sociale universelle, qui nécessitera de revoir les prestations, « dans un esprit d’équité, de solidarité et de simplicité ».

Les assises de la santé le 6 mai

Elle se dérouleront le 6 mai à la présidence, un engagement qui figure au protocole de fin de grève de novembre 2021. « Ces assises permettront un diagnostic partagé qui débouchera sur des mesures d’économies. Il y aura sans doute des désaccords et d’âpres négociations », a reconnu le président, qui souhaite que « le dialogue soit privilégié », considérant que ces assises de la Santé constitueront « un acte fondateur » dans la définition des politiques publiques de la Santé. « La clef de voute sera la concertation », a assuré le président.

De leurs côtés les syndicats ont pris acte des augmentations du Smig sans les commenter plus en détails, souhaitant que ne soient pas oubliés les salaires supérieurs au Smig qui sont aussi impactés par l’inflation. Ils ont également abordé longuement la protection de l’emploi local. Sur ce point, le président a indiqué que Pierre Frébault, récemment nommé délégué interministériel, sera chargé de faire des propositions et de lister les emplois à protéger en priorité. La question des retraites a également été abordée, ainsi que celle concernant la réévaluation du minimum vieillesse.

Source: Gouvernement

 

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