14 janvier 2026

Motions de censure: Lecornu encore sauvé par le PS

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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a échappé ce mercredi 14 janvier à la motion de censure déposée par La France insoumise et rejetée par l’Assemblée nationale. Une autre déposée par le Rassemblement national a connu le même sort quelques minutes plus tard. L’issue ne faisait que peu de doute, de nombreux groupes ayant exprimé leur réticence sur ces textes perçus davantage comme un prétexte sans réel fondement pour faire tomber le chef du gouvernement.

Annoncées comme une réaction au Mercosur, les motions déposées par les deux groupes antagonistes de l’Assemblée ont largement dépassé le seul traité de libre-échange. La France insoumise en a profité pour étriller la position française vis-à-vis de la capture par les États-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro. Un dossier international sur lequel le Premier ministre n’a pas la main. De son côté, le Rassemblement national avait fustigé « l’incapacité » du gouvernement sur le plan budgétaire, appelant clairement à une dissolution. Une décision qui n’est, là encore, pas du fait du Premier ministre bien qu’il ait agité ma menace si la censure venait à être votée.

« Vous agissez (…) tels des tireurs couchés en tirant dans le dos de l’exécutif au moment même où nous devons affronter justement des dérèglements internationaux », a lancé Sébastien Lecornu lors de l’examen à l’Assemblée nationale ces motions de censure. « En ce moment même, déposer des motions de censure, interroger la stabilité du pays, ralentir encore davantage les procédures budgétaires, tout cela a un impact et, malheureusement, il sera payé par le peuple français », a-t-il ajouté. « Se comporter comme si la France soutenait le traité avec le Mercosur alors qu’elle s’y oppose, repose tout simplement sur un mensonge », a souligné Sébastien Lecornu.

Le traité de libre-échange a été évoqué par les orateurs de plusieurs groupes, qui tous ont redit leur opposition. Mais le choix d’Emmanuel Macron de voter contre – au lieu d’une simple abstention – a convaincu ceux qui, comme Les Républicains, menaçaient de censurer si le président français ne se prononçait pas clairement contre le traité. Le Parti socialiste avait lui d’emblée annoncé qu’il ne soutiendrait pas les textes de LFI et du RN.

La motion de la France insoumise a récolté 256 voix pour, soit 32 voix de moins que la majorité requise. Le Rassemblement national et son allié UDR, la France insoumise, une très large majorité des Écologistes (32 sur 38) et du groupe Gauche Démocratique et Républicaine (13 sur 17) l’ont soutenue. Celle du Rassemblement national ne fera pas davantage le plein, les élus de gauche refusant catégoriquement d’y apporter leurs voix. Il s’agit de la troisième et de la quatrième motion de censure visant Sébastien Lecornu depuis son arrive à Matignon.

source: Yahoo actualités

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