« Fake-news »: aucune nouvelle substance psychoactive en circulation, assurent les autorités
Ce démenti formel des autorités du Pays intervient alors que depuis plusieurs jours, une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux et relayée par certains médias montre une jeune femme en état physique altéré.
Cette vidéo a suscité des interrogations quant à une éventuelle circulation de nouvelles substances psychoactives en Polynésie française, notamment le fentanyl, parfois improprement qualifié de « drogue du zombie» et le « flakka ».
Le Pays indique que la personne concernée a été prise en charge par les services de santé compétents. Il rappelle que la diffusion d’images ou d’informations permettant l’identification d’une personne en situation de vulnérabilité peut porter atteinte à sa dignité et à ses droits. Chacun est appelé à faire preuve de retenue et de responsabilité dans le partage de contenus de cette nature.
À ce jour, aucun cas avéré de trafic de nouvelles substances psychoactives n’a été identifié sur le territoire ; aucun signalement confirmant la circulation inhabituelle de fentanyl ou de substances associées n’a été enregistré par les dispositifs de surveillance sanitaire et de pharmacovigilance ; aucun élément ne permet de caractériser l’émergence d’un phénomène comparable à ceux observés dans certains pays.
L’expression « drogue du zombie » ne correspond à aucune dénomination scientifique. Elle est parfois utilisée à l’étranger pour désigner des mélanges illicites associant notamment du fentanyl (opioïde de synthèse strictement encadré dans un cadre médical) et d’autres substances telles que la xylazine (molécule utilisée en médecine vétérinaire, notamment pour ses effets sédatifs et myorelaxants, non autorisée en médecine humaine).
Le Pays ainsi que les autorités sanitaires maintiennent un suivi attentif de la situation et appellent à la prudence face aux interprétations hâtives de contenus diffusés sur les réseaux sociaux, ainsi qu’à la vigilance collective, notamment de la part des professionnels de santé et des acteurs de terrain et à la remontée de toute situation suspecte afin de permettre une analyse adaptée.
La prévention des addictions et la surveillance des substances psychoactives demeurent une priorité des politiques de santé publique en Polynésie française.
Pour toute information complémentaire, il est recommandé de se rapprocher de la Direction de la santé ou du Centre de Prévention et de Soin des Addictions (CPSA) au 40 46 00 67.
source: Gouvernement – photo d’archives
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