Réforme du RNS: une nouvelle lecture pour rien

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C’est, en tous cas, le sentiment qui se dégage au terme de la commission de la Santé convoquée en urgence ce vendredi matin, à partir de 8h30.

Ce nouveau round dans l’âpre combat que se livrent les différents protagonistes autour de la réforme du RNS et de son avenir, se sera conclu sur un match nul. Balle au centre donc dans la perspective d’un vote attendu dans l’hémicycle de Tarahoi le 11 juin prochain.

Après avoir reconnu de lui-même que la réunion du jour tenue en salle John Teariki était « superfétatoire » – autrement dit sans aucun intérêt du point de vue légal – mais qu’au nom du principe de précaution, il était plus prudent de franchir ce nouvel obstacle législatif, le président Moetai Brotherson et sa ministre de la Santé, Raihei Ansquer, ont tenu malgré tout à aller à la rencontre des élus pour tenter de trouver une issue à la crise politique actuelle.

En face d’eux, le président de l’institution, Antony Géros, en tant que principal artisan de la proposition d’abrogation adoptée le 21 mai dernier, et Pascale Haiti, membre de la commission Santé pour le groupe Tapura huiraatira, ont principalement apporté la contradiction aux représentants du gouvernement. Et de rappeler en préambule que « l’assemblée était souveraine » et qu’il convenait désormais de « revoir la réforme du début à la fin ». Une réforme certes nécessaire, ont-ils précisé, mais qui en l’état actuel des dispositions prises, « ne semble pas complètement aboutie ».

Un mille-feuille sans nom

Mais après plus d’une heure d’échanges cordiaux, force est de constater que les positions restent inchangés ! Dans la plus totale incompréhension. Côté gouvernement, on soutient qu’il « aurait été plus rapide de suspendre (et non d’abroger) afin de revoir certains curseurs ». De l’autre, on réaffirme une fois encore que la concertation a fait défaut et que dans ce mille-feuille où pression fiscale et cotisations sociales se mélangent, « le filtre n’était pas bon! » a redit Antony Géros.

Sur un plan plus politique à présent, l’explosion en vol de la réforme du RNS n’est qu’une illustration, parmi d’autres, de la guerre sans merci qui accapare les deux ténors du Tavini huiraatira, canal historique. Quant à savoir si Antony Géros, comme d’ailleurs Moetai Brotherson, se soucient un seul instant du sort réservé aux petits patentés comme de l’équilibre des dépenses de la protection sociale généralisée (PSG), à moins de deux ans maintenant de la fin de la mandature, on ne peut que rester dubitatif…

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