Un collectif à plus de 12 milliards Fcfp pour contrer les effets de la guerre au Moyen-Orient

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Dans une note d’information publiée sur les réseaux sociaux en ce lundi 16 mars 2026, le gouvernement de la Polynésie française annonce suivre « avec la plus grande attention l’évolution des tensions qui affectent actuellement les marchés mondiaux de l’énergie et les conséquences de cette crise sur l’économie du territoire, notamment sur le coût de la vie ».

Une situation que les autorités locales jugent tellement préoccupante qu’un prochain collectif budgétaire est en préparation. Il devrait être adressé « d’ici le 20 mars » aux élus de l’assemblée de la Polynésie française. Reste à savoir si cette urgence supposée, on se demande bien laquelle… va nécessiter la convocation d’une session extraordinaire, avant même l’ouverture de la session administrative prévue à la mi-avril ?

Il s’agit pour le gouvernement Brotherson « d’anticiper » face à une « situation mondiale exceptionnelle » découlant du blocage du détroit d’Ormuz par où transite 80% du trafic mondial de pétrole après le déclenchement d’un conflit armé entre les Etats-Unis et Israël d’une part, l’Iran d’autre part, dans la région du Moyen-Orient.

Pour l’heure, précisons que la Polynésie française, contrairement à la métropole, n’est aucunement impactée par l’envolée des prix du baril de pétrole. Les entreprises ne se sont jamais aussi bien portées comme en atteste le climat de confiance mesuré tous les trimestres par l’IEOM.

Mais qu’à cela ne tienne, le Pays regorge de recettes. Aussi, pas moins de 12 milliards 300 millions de Fcfp seront débloqués au budget 2026. Même si certaines mesures, assimilées au contexte internationale, étaient déjà dans les tuyaux…

Dans le détail, retenons que 3 milliards seront affectés au fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) pour soutenir le prix des hydrocarbures à la pompe (merci pour les conducteurs de gros 4×4), 2 milliards en faveur du fonds de lutte contre la cherté de la vie, 1 milliard dans le cadre d’une aide aux entreprises (?), 2,1 milliards en guise de soutien à Air Tahiti Nui pour assurer la desserte aérienne internationale, 2 milliards de soutien au CHPF pour assurer les capacités de soins (blessés de guerre ?) et enfin, 2,2 milliards de subvention au FIP pour doter les communes des justes moyens.

A n’en pas douter, la crise au Moyen-Orient a bon dos ! Plutôt que de se construire une économie de guerre, c’est une autre bataille à laquelle se prépare le gouvernement Brotherson, celle des Territoriales de 2028. Après la déroute des Municipales, on ne sait jamais…

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