Centre aquatique de Pirae: « Tout était planifié et financé », soutient le Tapura
Dans un communiqué relatif au centre aquatique de jeux, le Tapura huiraatira réaffirme de son côté que « tout était planifié et organisé depuis 2020 ». L’occasion de pointer du doigt les mensonges du gouvernement Brotherson sur ce dossier…
Faire revenir les épreuves de natation des Jeux du Pacifique 2027 dans la piscine de Papeete non conforme aux standards internationaux, est, nous le répétons, un aveu d’échec. Un fiasco. Le résultat de trois années d’indécision, d’hésitations et de renoncements.
Nous vous livrons ce que le gouvernement Brotherson a caché aux Polynésiens depuis trois ans. La réalité est simple, factuelle, documentée : toute l’organisation était maîtrisée
Dès 2020, sous l’impulsion du gouvernement de Édouard Fritch, le projet de centre aquatique olympique était non seulement envisagé, mais structuré, financé et planifié dans ses moindres détails.
Le calendrier était clair
2020 : lancement de l’assistance à maîtrise d’ouvrage
2021 (juillet) : lancement du concours de maîtrise d’oeuvre
2022 (juin) : Attribution du marché
2022 : études APS puis APD
2023 (14 mars) : validation définitive du projet
2023 (31 mars) : Dépôt du permis de construire
2023 (fin) : consultation des entreprises
2024 (avril) : démarrage des travaux
2026 (septembre) : livraison de l’équipement
Tout était donc organisé pour que la Polynésie française puisse disposer, avant les Jeux de 2027, d’un centre aquatique moderne, aux normes internationales, capable d’accueillir dignement les compétitions de natation.
Le financement, lui aussi, était sécurisé
Un investissement de 5,8 milliards de francs CFP, inscrit dans le Contrat de développement, financé à 50 % par l’Etat et à 50 % par le Pays. Cela signifiait concrètement une charge ramenée à environ 2,9 milliards pour la Polynésie française. Pas 6 milliards ou 8 milliards comme annoncé par le gouvernement Brotherson.
Mieux encore : le projet reposait sur un montage intelligent, avec un foncier mis à disposition par le diocèse de Papeete, pour un franc symbolique, avec un bail de 99 ans, représentant à lui seul près d’un milliard de francs de valeur. Un partenariat exceptionnel avec le CAMICA pour alléger le coût supporté par le Pays tout en garantissant un équipement d’intérêt général.
Centre aquatique des jeux : tout était planifié et organisé depuis 2020
Et au delà des Jeux, l’héritage était réfléchi
🔹 offrir aux jeunes des infrastructures modernes ;
🔹 offrir aux milliers de scolaires de la zone un équipement sportif digne ;
🔹 permettre le développement du sport de haut niveau ;
🔹 réduire le retard en équipements aquatiques ;
🔹 ouvrir l’accès à la natation pour toute la population, et notamment aux jeunes des quartiers populaires environnants.
C’était cela, la vision et l’héritage.
En avril 2023, tout le dossier des Jeux du Pacifique était remis au nouveau ministre des sports. l’IJSPF possédait les dossiers techniques. Le gouvernement Brotherson ne pouvait pas ignorer, depuis 2023, tout le travail préparatif engagé par le Pays en faveur des Jeux. Le COPF est témoin et partenaire de toute cette préparation engagée à partir de 2019, après les Jeux de Apia.
Aujourd’hui, nous assistons à une décision de repli. Une solution par défaut. Un retour en arrière.
Faire nager les athlètes des Jeux du Pacifique dans une piscine qui n’est pas aux normes internationales, c’est non seulement renoncer à l’excellence, mais c’est aussi exposer la Polynésie française à une perte de crédibilité sur la scène régionale et internationale. C’est envoyer un message désastreux : celui d’un pays qui n’est pas prêt.
Une chose est certaine : l’avenir d’un pays ne se construit pas avec des renoncements, des errements et des indécisions.
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