Surcharge carburant: ATN taxe…sans prévenir !

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Air Tahiti Nui n’a certes pas recruté un magicien pour redresser la barre mais son nouveau directeur général, Lionel Guérin, se doit au minimum de communiquer sur les choix opérés par la compagnie.

A peine revenu d’une tournée promotionnelle en Europe, selon nos informations, le nouveau patron d’ATN aurait aussitôt filé dans le bureau du président Brotherson, en charge du Tourisme, pour faire le point sur les conséquences économiques liées à la guerre au Moyen-Orient. Et c’est ainsi que depuis ce week-end, sans tambour ni trompette, la compagnie au tiare a intégré dans sa grille tarifaire une surcharge carburant dont le montant varie selon les routes.

Sauf qu’à la différence d’Air France, ATN n’a pas souhaité communiquer – du moins publiquement – sur l’entrée en vigueur de cette nouvelle taxe.

Comment l’a ton appris ? Tout simplement, en parcourant l’exposé des motifs du collectif budgétaire n°1 que les représentants à l’assemblée viennent tout juste d’examiner. Dans ce registre, le document précise que face à la flambée des prix des hydrocarbures, et en particulier du kérosène, Air Tahiti Nui se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de tenir ses engagements pour 2026 dont le budget initial avait été construit sur un prix du baril de jet fuel à 90 dollars US.

Mais de toute évidence, l’effort demandé aux voyageurs ne suffira pas à contenir les pertes prévisionnelles puisque le gouvernement s’apprête, de son côté, à débloquer une subvention exceptionnelle d’équilibre, à hauteur du déficit de 2025, soit la bagatelle de 2 milliards 413 millions de Fcfp. Il s’agit ici de « garantir les liaisons internationales », explique encore le gouvernement, ATN restant notre principal pourvoyeurs de touristes.

De là à penser que la crise au Moyen-Orient tombe à point nommé pour justifier que la collectivité sorte, une fois de plus, le carnet de chèques en faveur de « to tatou manureva », il n’y a pas loin….

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