Une nouvelle « AP » de 400 millions Fcfp pour les bassins éphémères
Le collectif budgétaire n°1 qui vient d’être adopté par l’assemblée de la Polynésie française comprend un certain nombre de mesures destinées à limiter les conséquences de la guerre au Moyen-Orient ainsi qu’une nouvelle AP (autorisation de programme) de 400 millions de Fcfp pour financer des installations de natation « provisoires » dans le cadre des prochains Jeux du Pacifique – 2027.
Mais surtout, ne parlez plus de « bassins éphémères », ce terme a plutôt tendance à hérisser le poil du ministre de la Jeunesse et des Sports, Kainuu Temauri ! Nous verrons bien à l’usage combien de temps durera cet équipement estimé à « plusieurs dizaines d’années » et plébiscité par le gouvernement Brotherson en lieu et place du Centre aquatique Aorai qui devait initialement voir le jour dans la commune de Pirae.
Interrogé mercredi matin à Tarahoi sur la finalité de cette inscription budgétaire, le jeune ministre qui a repris en main le dossier porté par son prédécesseur, Nahema Temarii, a naturellement défendu un tel investissement qui, pour l’heure, totalise 2 milliards 600 millions de francs pacifique.
La dépense correspond bien à l’acquisition en métropole de deux bassins, les mêmes que ceux utilisés à l’occasion des derniers Jeux olympiques à Paris: l’un de 50 mètres pour les épreuves en compétition et l’autre de 25 mètres pour les échauffements. Ils seront implantés sur une partie du site de l’ancien hôpital Mamao à Papeete.
Une fois les Jeux du Pacifique terminés, les installations seront repositionnées, respectivement, dans l’agglomération urbaine ainsi qu’à Taravao. Même si rien n’est encore finalisé par le propriétaire…, a précisé Kainuu Temauri. Toujours est-il que le déménagement devra nécessiter une main d’oeuvre experte dépêchée à grand frais depuis la métropole mais non encore « budgétée » par les pouvoirs publics.
Enfin, le ministre de la Jeunesse et des sports a indiqué à la représentation territoriale que « la part de l’Etat » au financement de cet équipement de natation, bien que promise depuis de nombreux mois, manquait encore à l’appel. Nul doute que le message -indirect- a été reçu cinq sur cinq par les services du haut-commissariat de la République en Polynésie française.
Photo: un modèle, parmi d’autres, de piscines temporaires
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