« La bêtise humaine » aurait-elle gagné les rangs du Tavini ?

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C’est, en tous cas, ce qu’affirme le président du Pays, Moetai Brotherson, après le rejet par l’assemblée de deux textes relatifs au secteur des Télécommunications dont il a la charge.

Jusqu’à quand ? Combien de temps encore Tony Géros et ses camarades élus du canal historique du Tavini huiraatira à l’assemblée vont-ils mettre des bâtons dans les roues de l’action gouvernementale en général et du chef de l’exécutif local en particulier ?

Pour Moetai Brotherson, dont la colère est de plus en plus perceptible, l’heure à la résistance! Non pour se maintenir au pouvoir, par seule ambition d’occuper la Présidence, mais plutôt dans l’espoir que le peuple réalise à quel point il est empêché de conduire les affaires du Pays. Plus qu’une guerre d’usure, c’est donc une affaire de communication qui se joue ici, dans la perspective des Territoriales de 2028. En d’autres termes, le président cherche à se « victimiser » pour espérer gagner, demain, en popularité.

Un pari ambitieux. Un pari dangereux aussi. A t-il au moins mesuré le degré d’insatisfaction d’une partie croissante de la population qui ne se reconnaît plus dans les actions gouvernementales ? A plus forte raison, depuis l’entêtement du président à vouloir, coûte que coûte, maintenir sa réforme du Régime des non-salariés (RNS)…

Maintenant, quelles que soient toutes les « misères » infligées par ses anciens amis de Tarahoi, Moetai Brotherson ne devrait pas tomber dans l’invective. Aussi bête que méchante, pourrions nous ajouter. A tout le moins, sa réaction visant à qualifier un « exemple de bêtise humaine absolument fascinant » traduit une perte de contrôle de ses émotions face à l’adversité. Et surtout, elle n’est pas digne de celui qui a érigé le « fa’atura » (respect en reo tahiti) en nouveau mode de gouvernance.

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