Brotherson isolé plus que jamais à Tarahoi

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Question d’actualité très politique, mais également très réaliste, co-signée par les représentants Fritch et Teriitahi, et posée ce jeudi matin à l’ouverture de la quatrième séance de la session administrative de l’assemblée de la Polynésie française.

Il y sera question de l’avenir de la gouvernance du Pays dans un contexte politique hautement inflammable depuis la scission du groupe Tavini huiraatira.

Car pour le Tapura huiraaatira, l’absence de majorité à Tarahoi rend aujourd’hui extrêmement compliqué l’exercice du pouvoir. A moins de se contenter d’expédier les affaires courantes pour les deux années qui restent de la mandature…

Mais plus que tout, la minorité entend ici dénoncer l’attitude méprisante du chef de l’exécutif local, en affirmant: « (…) vous avez préféré ironiser publiquement sur le travail des élus, expliquant qu’il faudrait peut-être leur présenter les textes sous forme de « mangas », de « bandes dessinées » ou de « dessins animés », allant jusqu’à dire qu’ « ils ne savent pas lire » ou à qualifier l’un de nos derniers votes en séance plénière « d’exemple de bêtise humaine absolument fascinant ». Et comme si cela n’était pas suffisant, face à votre propre échec politique, vous vous plaisez désormais à menacer régulièrement la représentation élue en lui répétant sans cesse « qu’il faudra assumer ». Pour le fa’attira, on repassera… »

Aussi, la question du Tapura est à la fois simple et parfaitement légitime: « Dans ces conditions, comptez-vous enfin tirer les conséquences politiques de votre isolement et de l’absence de majorité pour engager une nouvelle gouvernance capable de rassembler, ou choisirez-vous de vous maintenir au pouvoir coûte que coûte avec entêtement et obstination au risque d’enfoncer davantage notre pays dans une crise institutionnelle et politique dont
personne ne veut ? »

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