L’Aide aux Familles Monoparentales (AFM) insuffisante aux yeux de Cathy Puchon

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Parmi les huit questions orales au gouvernement figurant à l’ordre du jour de la huitième séance plénière de la session administrative qui s’ouvre demain, mercredi 1er juillet 2026, l’une d’elles a trait à la situation des familles monoparentales en Polynésie française.

La question émane de la représentante du Tapura huiraatira (autonomiste), Cathy Puchon, et elle vient dans le prolongement du récent rapport que le Cesec vient d’établir sur la question des violences intrafamiliales.

« Le Schéma directeur de l’action sociale et médico-sociale 2025-2030 identifie les familles monoparentales comme l’un des publics les plus fragiles de notre société. Ce sont aujourd’hui près de 6 500 foyers, représentant environ 10 000 enfants, qui doivent faire face seuls aux difficultés de la vie quotidienne. 15% d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, soit 35 000 F CFP par mois, hors prestations sociales », écrit l’élue de Punaauia. Mais selon l’Institut de la Statistique de la Polynésie Française (ISPF), la situation semble pire: 1 ménage sur 2 vivrait en couple. 20 000 enfants vivent avec un seul parent. Dans la population des 104 500 enfants, 1 sur 5 vit avec un seul de ses deux parents.

Et de prendre l’exemple d’une jeune mère, élevant seule ses deux enfants avec en tout et pour tout 80 000 Fcfp de revenus, et qui bénéficie du dispositif Aveira Ora, du nom de l’agence immobilière très sociale.

Un coup de pouce a bien été apporté en janvier 2026, puisque l’Aide aux Familles Monoparentales (AFM) prévoit désormais le versement de 3 000 francs par mois et par enfant à charge, en complément des allocations familiales. Mais à l’évidence, cette aide ne suffit pas…

Aussi, « au-delà de l’aide aux familles monoparentales (…), quelle stratégie globale et interministérielle le gouvernement entend-il mettre en œuvre pour améliorer durablement les conditions de vie des familles monoparentales polynésiennes ? » s’interroge la représentante. Et de rappeler au passage que le Cesec « recommandait dès 2024 non seulement la mise en place d’une allocation monoparentale, mais également la création d’une carte famille monoparentale ouvrant droit à des avantages spécifiques, ainsi que l’extension de l’aide familiale au logement à ces familles vulnérables. »

Voilà des propositions concrètes pour soutenir les familles les plus fragiles mais apparemment le gouvernement Brotherson reste sourd…

Photo: DR

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