Collectif n°3: 100 millions Fcfp pour la construction de refuges d’animaux
Le collectif budgétaire n°3 que l’assemblée de la Polynésie française vient d’examiner en première lecture faut apparaître une nouvelle « autorisation de programme » d’un montant de 100 millions de Fcfp pour la construction de refuges d’animaux.
Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, le gouvernement Brotherson semble littéralement dépassé par les événements. Illustration…
Le 16 février 2026, nos confrères de Tahiti-Infos constataient que « le refuge géré par l’association To Tātou Mau Animara au lotissement Hope Ume de Afaahiti, est illicite ». Mais à l’évidence, six mois plus tard, les pouvoirs publics peinent à trouver une solution pour reloger nos amis à quatre pattes et d’une manière plus générale, lutter contre la surpopulation animale dans nos îles.
Certes, de 69 chiens placés au départ, il n’en reste plus que 57. Mais il va bien falloir se résoudre à faire appliquer la loi et à dégager les lieux dans les plus brefs délais. Aussi, en l’état actuel de la règlementation polynésienne, Taivini Teai, qui détient ce portefeuille, pense avoir trouvé la parade. A savoir, créer plusieurs structures susceptibles d’accueillir moins de 20 chiens à la fois.
Pour l’heure, en étroit partenariat avec les communes de Taiarapu Est et Ouest, deux sites ont déjà été identifiés: l’un sur le plateau de Taravao, l’autre derrière le circuit de moto-cross. Il ne reste plus qu’à les aménager (pose de clôture, branchement électrique et eau potable. D’autres emplacements sont à l’étude. Quant à savoir qui gérera de telles structures, qui en assumera les dépenses…? le président Brotherson est clair sur ce point: « C’est une compétence communale! »
Parallèlement, le gouvernement annonce des crédits supplémentaires pour financer des campagnes de stérilisation dans toutes les îles, moyennant une enveloppe qui passe de 35à 75 millions de Fcfp. En revanche, pour ce qui est de mettre en place un service mobile de stérilisation pouvant aller de commune en commune, au plus près des besoins, comme le suggérait la mairesse de Paea, Tepuaraurii Teriitahi, le ministre n’a pas donné de suite favorable.
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