Examen du collectif budgétaire n°3 vendredi à Tarahoi

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L’assemblée de la Polynésie française tiendra la première séance d’une session extraordinaire à Tarahoi le vendredi 28 août 2026.

Depuis des mois, le gouvernement Brotherson ne cesse de crier au loup face à une opposition qui, selon lui, traîne les pieds sur le plan législatif. A l’en croire, en effet, l’adoption du collectif budgétaire n°3 est des plus urgente, ne serait-ce que pour abonder les crédits nécessaires, dans des domaines divers et variés tels que la Santé ou encore l’organisation des prochains jeux du Pacifique, Tahiti-2027.

Face à une telle responsabilité, une majorité d’élus a donc décidé de provoquer cette session extraordinaire dans les plus brefs délais, soit quatre jours seulement après l’examen préliminaire en commission législative dudit collectif et des comptes d’affectation spéciale (CAS) qui traduisent les principales mesures d’ajustement.

Celle-ci est donc programmée pour vendredi prochain et plus « si affinités »…mais selon nos informations, cette séance plénière devrait se réunir en l’absence du président Moetai Brotherson appelé à quitter le territoire, demain, mercredi, pour des affaires plus urgentes. Autrement dit, à Palau, pour le Forum des îles du Pacifique.

Ses ministres, à commencer par Warren Dexter en charge de l’Economie et des Finances, vont donc devoir composer avec l’opposition bien décidée quant à elle à faire adopter un certain nombre d’amendements correctifs. En ligne de mire, le prêt de 8,5 milliards de Fcfp que le Pays veut consentir à Air Tahiti Nui pour le « rétrofit » de ses quatre appareils. Un ultime round d’explications est d’ailleurs prévu mercredi avec les dirigeants d’ATN.

A l’heure où nous écrivons, il n’est pas envisagé de rejeter la copie budgétaire gouvernementale mais bien de la modifier pour tenir compte des besoins réels de la population. Un consensus est-il encore possible ? Il n’y a pas vraiment d’autres alternatives…Faute de quoi, le président Brotherson s’est dit prêt, une fois de plus, à actionner l’article 156-1 du statut. Et d’indiquer, dans une interview à Radio 1: « C’est une possibilité qui existe. Si c’est la seule qui s’offre à nous, on l’utilisera, et on l’utilisera autant de fois que nécessaire. »

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