1 septembre 2026

Réactivation actée du « Fonds intergénérationnel en faveur de la protection de l’environnement »

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Premier dossier débattu ce lundi matin à l’assemblée de la Polynésie réunie en session extraordinaire, le projet de délibération relative au budget du compte d’affectation spéciale dénommé « Fonds intergénérationnel en faveur de la protection de l’environnement » pour l’année 2026, a été adopté.

Tout ça pour ça! pourrions nous dire. Après deux heures d’échanges sur ce dossier aux retombées plus que négligeables, ce fond a donc été officialisé réactivé. Mais des questions demeurent…

Au 31 juillet dernier, en effet, le montant des sommes recouvrées s’élevait à 25 millions F CFP dont 20 millions F CFP (81 %) pour la Polynésie française et 5 millions F CFP (19 %) pour les communes de Punaauia, Teva I Uta et Ua Pou.

Le problème, comme l’a rappelé le ministre des Finances, Warren Dexter, c’est que sur les douze comptes d’affectation spéciale (CAS) existants, deux étaient inactifs jusqu’ici et c’est à la demande du ministre de l’Environnement, Taivini Teai, qu’il a été demandé de mettre en oeuvre ce dispositif.

Si le grand argentier a soutenu cette demande, il n’en reste pas moins que « 25 millions de recettes en six ans d’existence, c’est extrêmement bas (…) cela mériterait d’être examiné à deux fois car c’est largement sous-déclaré », a t-il indiqué.

Quid du traitement des déchets ménagers…

Indépendamment du fonctionnement de ce compte, la représentation territoriale s’est également interrogée sur l’annonce faite par le président Brotherson en 2023 de reprendre la compétence du traitement des ordures ménagères. Une étude a été menée en ce sens et ses conclusions devraient être présentées le mois prochain au syndicat pour la promotion des communes (SPC). « Les maires n’attendent que ça », a renchéri Edouard Fritch, par ailleurs tavana de Pirae, avant de poursuivre: « Cette question du traitement des déchets pèse dans le budget des communes…Et pour cause, elles subventionnent aux deux tiers… »

Enfin, le ministre des Finances a publiquement reconnu que le collectif n°3 ne comportait aucune mesure nouvelle en cas de survenance d’un risque météo fort d’ici la fin de l’année. Il y a fort à craindre, en effet, que les 400 millions de Fcfp inscrits au titre des dépenses imprévues, seront vite épuisées en cas de catastrophe naturelle. Raison pour laquelle il a déjà fait savoir que dans cette hypothèse, il n’exclut pas de présenter en urgence un quatrième collectif budgétaire.

Photo: DIREN

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