7 septembre 2026

Entre 13ème mois et prime de départ, la CPS dans le viseur

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La Caisse de prévoyance sociale, organisme de gestion de nos prestations sociales en Polynésie française, se trouve une fois de plus dans le collimateur pour les nombreux avantages accordés à ses salariés. Info ou intox ? Toujours est-il que la direction, comme son conseil d’administration, se mure dans le silence.

Ce n’est pas la première fois – et certainement pas la dernière ! – que l’entité se trouve épinglée. Après les nombreuses remontrances de la chambre territoriale des comptes par le passé, elle est aujourd’hui la cible d’un blog baptisé « Tahiti Gabegie » qui semble faire des émules sur la toile.

On savait qu’il faisait bon travailler à Mamao, dans le temple des prestations sociales, collecteur acharné de nos cotisations RGS et RNS. Mais de là à penser que le fruit notre travail allait être redistribué sous la forme d’avantages pour le moins critiquables, il y a de quoi pester…

Prime de départ hors du commun

Après la révélation d’un 13ème mois versé aux agents de la CPS pour un coût annuel de 303 millions de Fcfp, l’institution continue de verser à ses propres salariés une prime de départ hors du commun, financée par nos cotisations, plus exactement sur les frais de gestion administrative perçus. Un privilège d’entreprise qui représenterait près d’un milliard de Fcfp tous les cinq ans.

Mais plus que le cadeau de départ, « Tahiti Gabegie » fustige la différence de traitement avec ce qui existe dans le secteur privé. Dans ce cas, la mesure est plafonnée par le code du travail avec un maximum compris entre 1,5 et 2,5 millions de Fcfp. Mais pour ce qui est de la CPS, pour un salaire médian d’environ 350 000 francs net/430 000 francs brut, la « galette » serait calculée sur 23 mois du dernier salaire brut, soit 10 millions de Fcfp dans la poche. Selon la CTC, certains cadres auraient empoché plus de 20 millions de Fcfp; d’où la conclusion des juges: cette convention collective doit être réformée pour aligner les primes de départ de la CPS sur le secteur privé.

Visiblement, ce grand déballage ne semble pas émouvoir un seul instant la direction de la CPS à la tête de laquelle se trouve dorénavant un ancien syndicaliste de renom, Pierre Frébault pour ne pas le citer. Celui-là même qui, au nom de l’équité sociale, a mis fin au système de la primauté du RGS pour finalement aboutir à une usine à gaz sans nom.

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