Desserte aérienne: des vols internationaux d’ici 2034 à Nuku-Hiva ?
Le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, par ailleurs ministre du Tourisme, a présenté ce mercredi en conseil des ministres un projet de délibération relatif à l’approbation du schéma directeur du transport aérien de la Polynésie française 2026-2036.
Ce document fixe pour dix ans le cadre de l’action du Pays dans le transport aérien entre les îles. Il servira de base à la future délégation de service public pour la desserte des îles éloignées.
Ce schéma prend la suite du précédent, qui couvrait les années 2015 à 2025. Il a été construit avec les compagnies aériennes, les gestionnaires d’aéroports, les communes et les services du Pays. Les secteurs de la santé, de l’éducation et du tourisme y ont aussi participé. Ces échanges ont conduit à fixer cinq grands objectifs.
Une desserte des îles repensée
La future délégation de service public (DSP) tiendra compte des évacuations sanitaires, du transport scolaire et du développement touristique. Le schéma vise au moins 1,5 vol par semaine vers les atolls peu peuplés des Tuamotu de l’Est. Le plafond des tarifs résidents sera revu pour les îles les plus éloignées. Sur certains atolls, des balises lumineuses portatives rendront possibles les évacuations sanitaires de nuit.
Des infrastructures modernisées
L’aéroport de Tahiti-Faa’a devra accueillir 2,5 millions de passagers par an en 2036. Les aéroports de Bora Bora, Raiatea et Rangiroa seront mis à niveau. L’aéroport de Nuku-Hiva doit s’ouvrir aux vols internationaux d’ici 2034, dans le cadre du projet « Destination Marquises ».
Une filière aéronautique locale
La formation des personnels navigants et des techniciens sera renforcée. Un centre de maintenance des avions, commun aux compagnies, est également prévu.
Un pilotage renforcé
Un comité de pilotage réunissant plusieurs ministères suivra la mise en œuvre du schéma. Un observatoire du transport aérien rassemblera les données du secteur. Deux évaluations externes sont prévues, en 2031 puis en 2036.
Un budget prévisionnel sur dix ans
Le coût du schéma est estimé à 48 milliards F CFP sur dix ans, hors aéroport de Tahiti-Faa’a. Ce montant inclut le financement de la DSP. Il sera ajusté au fil des budgets annuels du Pays.
Le projet de délibération sera soumis pour avis au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Il sera ensuite transmis à l’Assemblée de la Polynésie française pour approbation.
source: CM
![]()