Lutte contre les nuisances sonores: seulement la nuit et les jours fériés…
Dans un communiqué en date du 21 octobre dernier, la Procureure de la République par intérim, Stéphanie Pradelle, annonce son intention de partir en guerre contre la recrudescence des nuisances sonores dans nos îles.
Sur le principe, nous ne pouvons qu’approuver cette volonté de l’Etat de restaurer le droit autant que de besoin. A condition que les instructions données soient appliquées avec mesure et discernement…
Retenons tout d’abord que les nouvelles consignes données, deux semaines plus tôt, aux forces de sécurité intérieure (Police et Gendarmerie nationale), sont limitées dans le temps puisque cela vaut pour les nuisances « commises la nuit et les jours fériés ». Mais alors, pourquoi pas le jour ?
Ensuite, la magistrate précise les conditions dans lesquelles se fera l’intervention à l’encontre du fauteur de troubles, soit « en cas de réclamations par les riverains ou à l’initiative des forces de sécurité intérieure… » précise le communiqué. Mais ce qui change surtout, c’est la rapidité de la sanction puisqu’une contravention sera dressée dès « la première intervention ».
Si les nuisances persistent, la Justice annonce que le mis en cause pourra faire l’objet d’une garde à vue et de poursuites pénales, ainsi qu’une saisie du métriel, de quoi dissuader les « joyeux fétards ».
Enfin, le communiqué vient définir ce que l’on entend au juste par « nuisances sonores ». Celles-ci sont censées être « audibles depuis l’extérieur et créer une gêne », peut-on lire. Dans le collimateur, on trouve naturellement les « véhicules équipés d’une source de musique » mais également « les restaurants », les « soirées privées » ou encore « les animaux de compagnie ». Pas un mot, en revanche, sur les engins à deux-roues, généralement trafiqués, et dont les pots d’échappement nous cassent les oreilles à longueur de journée.
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