23 octobre 2026

Les infirmiers « revalorisés sur le papier, mais de façon symbolique »

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Dans un post publié sur les réseaux sociaux, l’Intersyndicale Santé PF tire à boulets rouges sur les conséquences de la réforme des infirmiers, selon laquelle « une réforme au rabais se paie au prix fort ».

Ce tacle est adressé à la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas, qui a porté le dossier à l’assemblée. De quoi la fragiliser encore un peu plus au sein du gouvernement…
« Une réforme insuffisante n’est jamais neutre : elle est délétère. Et à la fin, c’est toujours le patient qui paie la facture.
Le passage des infirmiers hospitaliers en catégorie A devait reconnaître enfin leur profession et rendre l’hôpital plus attractif pour cette profession. Mais le gouvernement a choisi de ne pas reprendre l’ancienneté. Beaucoup d’infirmiers ont donc été reclassés à un échelon inférieur. Résultat : aucun gain de salaire réel significatif. Ils ont été revalorisés sur le papier, mais de façon symbolique.
Les conséquences sont là, concrètes et visibles de tous : des salles de bloc opératoire fermées depuis septembre ; des lits d’hospitalisation fermés ; des recrutements de plus en plus difficiles ; aucun retour à la normale au bloc avant 2027, dans les prévisions les plus optimistes.
Derrière chaque salle fermée, il y a des interventions reportées et des délais qui s’allongent. Il y a des patients qui attendent, et pour certains, une perte de chance.
Une réforme sans ambition coûte plus cher qu’une réforme aboutie et construite avec un objectif résolument tournée sur l’avenir de la santé du fenua. Ce qu’on croit économiser sur les grilles, on le perd en activité, en attractivité et en confiance. Cette erreur doit être corrigée, et ne doit se répéter dans aucune réforme statutaire à venir, quel que soit le corps concerné. Réformer a minima, c’est désorganiser au maximum. »

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