25 novembre 2020

A partir du 21 mai 2020, retour à une « nouvelle vie normale » pour les Polynésiens

La Polynésie toute entière entame demain, jeudi 21 mai 2020, son déconfinement général, ont annoncé d’une même voix les autorités du Pays et de l’Etat.

« En effet, depuis plus de 14 jours, le virus ne se propage plus. Tous les cas détectés sont devenus négatifs. Nous avons donc les conditions sanitaires suffisantes pour lever totalement les dernières restrictions », a indiqué le président Edouard Fritch. En conséquence de quoi, toute la Polynésie, toutes les entreprises et toutes les administrations, du Pays, de l’Etat et des communes, pourront se remettre au travail. En d’autres termes, il y aura une reprise générale des activités dans l’ensemble de notre de notre Pays, à partir de demain.

Aussi, dans la pratique, les offices religieux pourront se tenir sans restriction de nombre et de fréquence, les rassemblements comme les meetings politiques pourront se dérouler sans restriction de nombre. La pratique de tous les sports sera entièrement libérée. Les compétitions sportives pourront reprendre. Les championnats iront à leur terme. Toutes les écoles primaires reprendront leurs cours à compter du lundi 25 mai. Les conditions en vigueur aujourd’hui s’appliqueront encore durant une semaine, avant une reprise normale. Les voiliers qui ont été accueillis en surnombre dans nos zones de mouillage doivent libérer leur emplacement et continuer leur voyage. Les restaurants, bars et discothèques reprendront leurs activités dans les conditions normales. Les conditions de vente d’alcool dans les magasins restent inchangées, c’est-à-dire des ventes autorisées du lundi au jeudi, de 8h à 18h. Enfin, les spectacles, les concerts et les fêtes foraines seront autorisés.

Après deux mois de confinement, c’est donc un retour à une « nouvelle vie normale » qui se dessine. Et le chef de l’exécutif local a bien raison de parler de « nouvelle vie » car l’appel (réitéré) au maintien des gestes barrières et de la distanciation physique, allant jusqu’à l’obligation de devoir porter le masques dans certains magasins ainsi qu’à bord des avions d’Air Tahiti qui reprennent leur envol à compter de vendredi, sont autant de frein à la vie économique. Sans parler des restrictions persistantes dans la vente d’alcool qui, apparemment, n’ont plus rien à voir avec la circulation d’un quelconque virus.

A propos justement des liaisons aériennes domestiques, tous les résidents de Polynésie pourront à nouveau circuler librement sur l’ensemble de notre territoire. Moyennant cependant un redémarrage progressif et pas dans toutes les îles. A voir la cohue devant l’agence centrale de Papeete, on se dit qu’il serait temps que le déconfinement prenne tout son sens et apaise le niveau de psychose ambiante que l’on observe ici ou là parmi la population.

Consommons local

Parmi les activités sinistrées par la crise du Covid-19, il y a naturellement le tourisme local. Avec la fermeture des hôtels, plus de 5 000 emplois sont directement menacés. Tout Bora Bora, fleuron de notre tourisme, est en souffrance. Aussi, « avec les grandes vacances qui arrivent, permettez-moi de faire appel à votre patriotisme. Permettez-moi de faire appel à votre amour du Pays. Permettez-moi de faire appel à votre solidarité envers nos petites entreprises touristiques de toutes nos îles, Tahiti y compris », a déclaré Edouard Fritch.

D’une manière générale, il a appelé à consommer local. « Oui, consommer vos vacances dans nos îles, consommer nos fruits, nos légumes, nos poissons, nos textiles et tous nos ma’a et productions du fenua. Ce sera un immense geste d’encouragement, de soutien et de reconnaissance envers tous ceux et celles qui se battent chaque jour pour que notre Polynésie soit le plus beau coin de paradis sur terre ».   

Parallèlement, les vols commerciaux internationaux de Air Tahiti Nui, pourront reprendre à compter du 1er Juillet 2020. Le gouvernement sera réuni dès demain pour examiner les conditions de cette reprise. Et le président d’ajouter: « Vous avez compris que le développement de notre pays est fortement dépendant des marchés extérieurs, y compris pour nos perles, nos poissons ou nos vanilles. Parmi ces marchés, il y a les Etats Unis, le Japon, l’Europe et la Nouvelle Zélande. Ce sont des pays pourvoyeurs de touristes. Sans eux, nous ne pourrons pas sauver les emplois liés au secteur du tourisme ».

En conclusion, l’ouverture du fenua sur l’extérieur sera organisée de façon à préserver également la santé des Polynésiens.  « Je veillerai à un juste équilibre entre vie économique et santé des Polynésiens », a promis Edouard Fritch.

 

 

 

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