24 octobre 2020

Carlos Ghosn se fait la belle au Liban

Depuis son arrestation en novembre 2018 jusqu’à sa fuite au Liban lundi 30 décembre, les rebondissements s’enchaînent dans l’affaire Carlos Ghosn.

L’ex-PDG de l’alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi est visé par quatre inculpations au Japon, notamment pour des revenus non déclarés et pour abus de confiance aggravé.

Novembre 2018 : arrestation et révocation

Le 19 novembre 2018, Carlos Ghosn est arrêté à son atterrissage à Tokyo, avec son bras droit Greg Kelly. Le dirigeant franco-libano-brésilien, aujourd’hui âgé de 65 ans, est soupçonné d’avoir omis de déclarer une grande partie de ses revenus aux autorités boursières entre 2010 et 2015.

Dès le lendemain, le 20 novembre, la direction exécutive de Renault est provisoirement confiée à son numéro deux, Thierry Bolloré. Carlos Ghosn est révoqué de la présidence du conseil d’administration de Nissan deux jours plus tard. Le 26 novembre, Mitsubishi Motors le limoge à son tour. Les gouvernements français et japonais réaffirment leur soutien à l’alliance.

Décembre 2018 : inculpation et nouvelles accusations

Le 10 décembre, Ghosn et Kelly sont inculpés pour dissimulation de revenus en 2010-2015. Le 13, Renault confirme Carlos Ghosn à son poste de (…)

« Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité », a-t-il écrit, selon ce document transmis par ses porte-parole. « Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine », a t-il déclaré dans un communiqué.

(…)

Personne ne peut « s’exonérer » de l’application de la loi, a déclaré mardi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner après la fuite au Liban de l’ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn.

« Ce que je sais, c’est que personne, quelle que soit sa nationalité, ne doit s’exonérer de la bonne application de la loi », a déclaré le ministre en marge d’un déplacement dans les Yvelines, interrogé sur la fuite rocambolesque de l’ancien patron hors du Japon, où il devait être jugé en 2020 notamment pour malversations financières.

L’ex-patron de l’alliance Renault-Nissan « n’est pas au-dessus des lois », avait déjà affirmé dans la matinée la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie Agnès Pannier-Runacher.

« C’est un ressortissant libanais, brésilien et français et le soutien consulaire lui est acquis comme (à) tous les Français », avait-elle ajouté sur France Inter.

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Source: Yahoo actualités

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