29 octobre 2020

Chauffeur présidentiel: nul n’est au-dessus des lois !

C’est une affaire embarrassante pour l’Élysée: un gendarme du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) a été condamné le 24 février par le tribunal correctionnel de Nanterre à 500 euros d’amende et à quatre mois de suspension de permis de conduire pour refus d’obtempérer, révèle Mediapart.

 Les faits remontent à février 2019 et se sont déroulés à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine. Ce soir-là, ce gendarme du GIPN de 44 ans a roulé à vive allure et a brûlé des feux rouges, actionnant son gyrophare au moment de les passer.

Un comportement qui a conduit une patrouille de police à prendre en chasse sa Peugeot 107. Mais si elle relève la plaque d’immatriculation, elle ne parviendra pas à rattraper le véhicule qui roulait à plus de 150 km/h. Les forces de l’ordre découvriront ensuite qu’il s’agissait d’un « véhicule de fonction de la présidence de la République« . Plus d’un an après les faits, Stéphane P., qui conduisait pour rentrer chez lui, a été jugé. Il n’a pas reconnu les faits qui lui étaient reprochés, assurant qu’il n’avait pas vu qu’il était pris en chasse par des policiers.

Une version des faits contestée par les policiers en question : « Au moment où nous avons déclenché notre avertisseur (gyrophare), le conducteur nous a regardé et a repris de la vitesse« , selon eux. La réponse de Stéphane P. ? Il n’aurait pas eu d’injonction à s’arrêter. Son avocat a assuré que sa vitesse excessive et l’utilisation du gyrophare se justifiaient par des « nécessités de service« , alors que le gendarme voulait gagner du temps pour regagner son domicile après avoir déposé Emmanuel Macron (dont le nom n’avait pas été cité lors de l’audience au tribunal) à l’Elysée, afin de préparer ses affaires pour repartir le lendemain pour un déplacement présidentiel.

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Source: Yahoo actualités

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