20 octobre 2020

« Comment réussir le déconfinement ? »: le CESEC en quête d’avis

Dans le contexte sanitaire actuel, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) souhaite se mobiliser et organiser un débat en visioconférence entre les membres de l’institution et des personnalités qualifiées invitées afin d’irriguer les réflexions et d’apporter un éclairage autour de la question suivante: « Comment réussir le déconfinement en Polynésie française en préservant la santé des Polynésiens ? ».

En raison des règles imposées en matière de prévention sanitaire et dans un devoir d’exemplarité, le CESEC s’attachera à privilégier l’utilisation d’outils de communication à distance (visioconférence).

Ce débat est programmé le jeudi 23 avril, de 9h à 12h, dans les locaux de l’institution, sis Pouvanaa O opa.

Et l’institution d’expliquer en liminaire que « Face à l’urgence de la situation, les autorités publiques ont déployé des moyens d’action significatifs et prescrit des mesures pour lutter contre la propagation du virus à ses différents stades, sur le territoire polynésien.

En l’absence de traitements préventifs disponibles, l’interdiction de déplacement et de rassemblement a été prescrite jusqu’au 29 avril prochain, à quelques exceptions près, pour lutter efficacement contre le fléau, plongeant ainsi la Polynésie dans un arrêt quasi complet de la vie économique et sociale.

Les répercussions de cette crise sont encore imparfaitement connues, mais pourraient affecter durablement l’avenir de la Polynésie française. Si la préoccupation première est bien de contenir le risque sanitaire, la préparation de sortie du confinement et la reprise des activités constituent notre prochain défi. »

Photo d’archives

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1 thought on “« Comment réussir le déconfinement ? »: le CESEC en quête d’avis

  1. J’espère vraiment que les responsables auront à cœur d’éviter un désastre économique pour le territoire . Tous les pays quels qu’ils soient poursuivent le même objectif, rouvrir leur pays au monde extérieur le plus rapidement possible.
    En Polynésie, la stratégie est, jusqu’à ce jour totalement inverse. Elle consiste à tout faire pour que le virus disparaisse de l’ile. Alors, si le but est atteint, oui, ce sera la fin du confinement individuel, mais le maintien du confinement du territoire !
    Ce sera la mort de la Polynésie, la faillite de centaines d’entreprise, petites et grosses, la mort de petits commerces. La crise sociale qui va suivre sera sans précédent et sans commune mesure avec la crise sanitaire qui je le précise n’a conduit à aucun décès (oublie-t-on que chaque mois ce sont 2 ou 300 personnes qui meurent statistiquement en Polynésie ?)
    Autant il était possible d’admettre une stratégie prudente au départ, dans la mesure où, ici comme en métropole, les infrastructures hospitalières, principalement en réanimation, étaient considérées comme sous dimensionnées et qu’elles n’auraient pas permis l’accueil d’un grand nombre de cas graves de la maladie du Covid 19 avec complications respiratoires sur une période courte. Il était donc nécessaire ici comme ailleurs, de décréter ce confinement dont le seul objectif était d’étaler la période de transmission du virus sur une période plus longue et d’étaler ainsi les entrées en réanimation en fonction des infrastructures disponibles. Ne pas procéder ainsi aurait pu amener à une situation où il aurait fallu faire des choix comme cela a été fait en France avec le cas des malades en Ehpad qui n’ont pas pu être admis dans des hôpitaux qui étaient saturés. Donc adapter la stratégie pour étaler la pandémie dans le temps pouvait se comprendre. Mais aujourd’hui, avec des moyens qui ont été mis en œuvre à l’hôpital qui conduisent à un ratio de lits de réanimation par habitant 2 fois et demi ce qui était en métropole on peut s’interroger sur le maintien de cette stratégie.
    J’ai posé la question par mail aux services de la direction de la santé mais ma demande n’a pas eu de réponse à ce jour.
    Envisageons-nous en Polynésie de revenir à la stratégie poursuivie par tous les pays, c’est à dire viser à l’immunité de groupe, qui seule peut protéger dans l’attente d’un vaccin hypothétique qui ne peut être disponible avant fin 2021, ou bien continuons nous dans la stratégie actuelle qui conduit immanquablement à maintenir l’interdiction de l’accès à toute personne extérieure au territoire c’est à dire le suicide économique du pays ?
    L’état de psychose entretenu par les médias et les politiques crée des situations ubuesques.
    Il est grand temps que cette situation ridicule cesse. Nous ne sommes pas comme le disent certains médias dans un fléau que la planète n’a jamais vécue. Certes il y a eu plus de 20 000 morts en France à ce jour, mais l’Allemagne pays voisin qui avec une infrastructure hospitalière de lits en réanimation 4 fois supérieure à la nôtre, ne déplore qu’un peu plus de 5 000 morts soit un taux de mortalité ramené à la population, 5 fois inférieur !
    Sans vouloir rappeler des pandémies de grippe espagnole avec 50 à 100 millions de morts dans le monde (et 10% de la population en Polynésie) à une période où la population mondiale était le tiers de la population actuelle , il n’est pas non plus inutile de rappeler que la grippe saisonnière tue chaque année dans le monde environ 650 000 personnes soit 2 ou 3 fois plus que le covid à ce jour.
    On peut aussi rapprocher le chiffre de 22 000 morts en France, aux 45 000 qui meurent chaque année en France des effets de l’alcool.
    J’espère vraiment que la prise de conscience collective reprendra le dessus et que des décisions intelligentes et courageuses permettront de sauver un désastre économique déjà bien engagé et fera repasser au premier plan la notion encore chère à beaucoup des libertés individuelles .

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