29 novembre 2020

Coronavirus: débandade aérienne à Tahiti-Faa’a

Un « b… » monstre a été observé dimanche matin à l’enregistrement du vol Air France à destination de Paris Charles-de-Gaule et le coronavirus a bon dos pour expliquer l’attitude des opérateurs aériens.

Comme la veille d’ailleurs, sur les vols ATN, les comptoirs d’enregistrement de Tahiti-Faa’a ont été littéralement pris d’assaut par une foule de passagers touristes priés de rentrer chez eux au plus vite.

Au bas mot, environ 400 personnes se sont présentés dans les files d’attente dans l’espoir de trouver un siège dans un appareil ne pouvant en contenir que 280…

Alors que les comptoirs d’enregistrement devaient fermer à 7h20, une foule importante attendait encore pour savoir  » à quelle sauce… » ils allaient être mangés ! Et que dire des conditions sanitaires dans lesquelles ces passagers potentiels ont été parqués, massés, agglutinés sous une chaleur écrasante aux premières heures de la matinée…Peu importe après tout, puisqu’ils s’en vont vers les Etats-Unis et l’Europe !

Question 1: pourquoi avoir laissé s’installer de tels débordements; d’autant qu’un certain nombre d’entre eux (avec qui nous avons pu discuter) n’avait aucune assurance d’embarquer, ni titre de transport en bonne et due forme?

Question 2: pourquoi les agents de sécurité (voir photo ci-contre) habilités à contrôler votre passeport, si prompts à vous faire changer de file plusieurs fois lorsqu’il n’y a pas lieu, n’ont pas maîtrisé ce flux avec tout le zèle qui les caractérise ?

Sur place, on pouvait légitimement se demander qui « commande » en de telles circonstances. Aucun responsable d’Air France n’a tenté de remettre un peu d’ordre dans ce « b… » sans nom.

Pour résumer donc, bravo la compagnie Air France qui n’a plus que deux vols (mercredi et vendredi au départ de Papeete pour rapatrier tous ses clients). Après, on ferme. Merci la compagnie French bee qui, sans prévenir, a laissé sur le carreau plusieurs de ses passagers que nous avons rencontrés et qui, depuis plusieurs jours, tentent en vain une échappée de l’enfer polynésien.

On aura beau dire ce que l’on veut sur le caractère exceptionnel de cette désorganisation aérienne, sur l’ampleur de la crise qui affecte tous les pans de l’économie mondiale, mais rien ne justifie la passivité des autorités face à l’obligation de rapatrier tous ces gens chez eux. Comme on leur a demandé.

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13 thoughts on “Coronavirus: débandade aérienne à Tahiti-Faa’a

  1. Lorsque je vois les critiques de certains je trouve lamentable que ces mêmes personnes ont voulu profiter de leur vacances alors même que l’annonce de la pandémie a eu lieu plusieurs semaines.
    Que ces mêmes personnes mettent en danger la santé de tous les intervenants qui eux travaillent : les agents de sécurité, les agents de sûreté, les personnes qui travaillent à l’enregistrement, les équipages et pardon si j’en oublie.
    C’est honteux !!!
    Vous n’allez pas nous dire que vous n’étiez pas au courant ! Les Cies ont fait le nécessaire au point de vue communication !

    1. Ndlr: Désolé madame mais nous n’avons pas le même ressenti quant à la responsabilité des compagnies. Dans la circonstance présente, nous maintenons que Air France, comme les autres, ne sont pas à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’elles lorsque ordre est donné de rapatrier dans leur pays d’origine tous les non-résidents.

    2. Lorsque vous avez réservé votre billet 6 mois auparavant et qu’à l’époque ce n’était pas écrit « attention coronavirus en mars! » vous êtes bien obligés de rentrer!

    3. Parti de métropole le 13 janvier…
      Pour un rêve venir en Polynésie
      Donc pas pu anticiper cette crise
      Arrêtez de dire que les touristes sont responsables.
      Car ils sont aussi responsable de faire tourner partiellement l’économie.
      Acheter 4 billets pour rentrer et vols annulés sans même avoir été prévenu
      Voilà la vraie situation de nombreux touristes

  2. Vous pouvez aussi ajouter que ATN a annulé 2 vols celui du 31 mars puis celui du 27 sur ordre de Etat ou Territoire peu importe en haut lieu en tous cas… donc 600 personnes avec billet confirmé!
    N’accusez pas les compagnies aériennes cela vient de plus haut.

  3. Nous avons une compagnie locale qui peut faire des vols vers la métropole. Le haut commissariat doit prendre ses responsabilités. Pourquoi chercher plus loin d’autre solution. Faisons travailler la compagnie locale au plus vite.

  4. je fais partie des non-résidents bloqués à Tahiti. Je devais partir sur un vol French Bee le 28 mars. Je n’ai reçu AUCUN message de la compagnie m’informant de la situation. J’ai passé des heures à tenter de les joindre au téléphone, sans résultat. Aucune réponse à mes nombreux mails, sauf pour m’indiquer que le vol était supprimé et non remboursé (SIC !)
    je suis donc confiné à Papeete, heureusement des amis ont accepté de m’héberger en attendant que je puisse repartir. Je n’ai pour l’instant aucune information sur mon retour éventuel. French Bee s’est comporté de manière inacceptable. Alors même que les plus hautes autorités expliquent s’occuper de l’acheminement des non-résidents qu’elles souhaitent voir quitter le territoire au plus vite, je reste isolé, sans information, un peu stressé, alors que je voudrais rentrer à mon domicile en Bretagne ou ma fille est confinée et m’attend.

  5. Un article de la honte !!!! Les gens qui cherchent à rentrer sont les mêmes qui sont venus en connaissance de cause voire même pour fuir le virus. Certain d’entre eux ont été prévenus mais ont préféré poursuivre leur vacances !!! Et les compagnies ?
    Elles font prendre des risques à tout leur personnel et à toute leur famille et donc à toute la Polynésie pour les pauvres touristes qui n’ont pensé qu’à leur nombril !!!
    Et vous osez dire que n’avez pas la même vision que vos lecteurs !!!! HONTEUX !!!

    1. Ndlr: de quelle côté se situe la honte ? Je vous laisse à votre analyse. Quant à prétendre que les vacanciers fuient le virus, la réalité est bien différente puisqu’on leur a intimé l’ordre de rentrer chez eux, soupçonnés qu’ils sont de propager le virus dans nos îles alors que la plupart des cas confirmés sont des Polynésiens résidents de retour d’Europe ou des Etats-Unis.

  6. Je suis choquée par les termes de votre article. Ce n’est pas la peine d’ajouter de l’huile sur le feu.
    Absolument pas professionnel…
    Pffff…

  7. Merci à la rédaction de relater ce qui se passe sur le terrain avec précision et professionalisme. Contrairement aux grincheux et je-sais-tout : la situation est réelle. Nous sommes encore plus de 500 français à être bloqués à Tahiti car nos vols pour rentrer ont été ANNULÉS. Et comme moi, beaucoup en sont même à leur 2e voire 3e vol acheté, pour rien pour le moment à part envoyer de l’argent par les fenêtres. On nous demande de partir mais rien n’est fait pour nous permettre de partir pour le moment : on annule des vols au lieu d’en rajouter, on marche sur la tête.

    Sans compter les « solutions » proposées : s’entasser 8 heures à l’aéroport au mépris de toutes les règles actuelles d’hygiène et de confinement. Pour rien, car nous on demande d’espérer récupérer des miettes de désistements. 6 places sur le dernier vol ATN alors qu’on était une centaine à attendre.

  8. La santé d’abord, elle est au-dessus du « je veux rentrer ». J’espère que ces passagers seront touchés par le COVID 19. C’ est une pandémie mondiale : des gens meurent. L’assistance, le rapatriement,…. n’existent plus. On reste enfermés chez soi ou dans son logement. La discipline, SVP!

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