Course au vaccin: ne pas confondre vitesse et précipitation !

Dimanche 27 décembre, Mauricette M., une septuagénaire, a été la première française à recevoir une injection de la préparation développée par Pfizer-BioNTech.

Depuis, seules soixante-dix personnes supplémentaires auraient reçu le vaccin en France, selon Covid Tracker, un outil permettant de suivre l’évolution de l’épidémie. A titre de comparaison, l’Allemagne avait déjà vacciné 41.962 personnes dès le 28 décembre, selon l’Institut Robert-Koch, un établissement de santé publique.

Pour justifier un tel écart, il sera difficile d’évoquer la légère avance prise par les Allemands, qui ont débuté leur campagne de vaccination samedi, soit un jour plus tôt que les autres pays de l’Union européenne. Les questions logistiques seront également écartées, puisque la France n’est pas moins bien équipée que ses voisins pour le transport et le stockage des vaccins à -80°C. L’explication réside donc ailleurs.

“C’est bien que l’on n’aille pas plus vite”, a expliqué Alain Fischer, le coordinateur de la stratégie vaccinale de l’État, sur Europe 1.

En d’autres termes, le gouvernement refuse de se précipiter et souhaite temporiser. Cette approche peut surprendre devant l’urgence sanitaire, mais se justifie également par la demande de consentement réalisée auprès des patients des Ehpad. Dans ces établissements pour personnes âgées, les candidats au vaccin réalisent tous une consultation préalable à l’injection, entraînant ainsi des délais supplémentaires. Le consentement peut prendre du temps : si la personne n’est pas en pleine possession de ses moyens, il est obligatoire de contacter une personne de confiance ou de sa famille. Autant d’étapes qui ralentissent mécaniquement la cadence de vaccination.

source: Yahoo actualités

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