23 septembre 2020

Des statues qui « noircissent » notre passé colonial

Notre histoire coloniale s’affiche toujours, non seulement sur les plaques des rues (parisiennes notamment), mais aussi sur des monuments dispersés à travers toute la France…voire, parfois, en Afrique et dans l’ex-empire.

Des monuments dont la réalisation et le devenir « sont révélateurs de plusieurs mémoires », raconte l’historienne Jacqueline Lalouette, auteur d’un ouvrage « Un peuple de statues » (Editions Mare Et Martin).

Et quand ces mémoires s’affrontent… les statues peuvent en subir les conséquences. La polémique de Charlottesville aux Etats-Unis sur le sort de la statue du général Lee n’est pas qu’américaine. Elle fait écho à des exemples en France.

Le commandant Marchand avant Charlottesville

Le commandant Marchand (1863-1934) fut envoyé étendre l’empire français à la fin du XIXe siècle et buta sur l’expansion britannique à Fachoda (1898). C’est ainsi que le monument parisien à la gloire de la mission Marchand, a connu une histoire agitée, alors qu’il avait lui-même remplacé un autre monument érigé par « les membres du parti colonial », et à la gloire, lui, de l’empire.

Le devenir de ce monument symbolise bien le débat sur la place de ces œuvres dans la mémoire collective. Alors qu’il a subi des déprédations à plusieurs reprises, en 78 et 83 (des « mutilations intervenues bien avant l’affaire de Charlottesville aux Etats-Unis« , note (…)

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Source: Yahoo actualités

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