24 septembre 2022

Le point sur les recherches menées en collaboration avec l’Ifremer

Le ministre de l’Agriculture et de l’économie bleue, Tearii Te Moana Alpha, a rencontré jeudi, la directrice Scientifique de l’Ifremer, Anne Renault, le nouveau directeur du centre Ifremer Pacifique, Philippe Moal et le responsable de l’Unité Ressources Marines en Polynésie, Guillaume Mitta.

Ensemble, ils ont pu aborder les nombreux programmes de Recherche et Développement menés en collaboration avec la Direction des ressources marines et des partenaires privés locaux, et dont la portée des travaux répond aux orientations de la politique sectorielle du gouvernement.

Pour le ministre, ces recherches doivent soutenir le développement d’une filière aquacole éco-responsable durable et intégrée au contexte insulaire polynésien. Parmi les programmes DRM- Ifremer prometteurs, on note la recherche en cours sur l’huitre de roche et la maîtrise de sa production. A terme, il s’agit pour le Pays d’accompagner le développement de l’ostréiculture aux îles Sous-le-Vent et la création d’une écloserie sur Faratea.

Autre programme de recherche prometteur, celui en cours sur la maîtrise de production des holothuries à mamelles, un animal aujourd’hui protégé et interdit à l’export. Ce programme à l’initiative d’un privé, Tahiti Marine Products, bénéficie de l’appui technique, logistique et administratif de la DRM, des installations aquacoles du centre Ifremer à Vairao et de l’appui scientifique de ce dernier. Les premiers résultats en écloserie ont été encourageants. La phase de grossissement est pour l’instant prévue en pacage marin dans les lagons et pourrait avoir un fort impact économique pour les zones, communes ou atolls concernés. 

L’Ifremer et la DRM collaborent également à la consolidation des filières existantes et à l’amélioration des techniques d’élevage, à la santé animale et au développement de nouvelles filières. Dans le domaine de la crevetticulture, les travaux de collaboration ont ainsi permis la mise au point d’un protocole permettant l’arrêt de l’utilisation d’un antifongique.

Les travaux dédiés aux paraha peue ont eux permis d’obtenir de façon expérimentale des capacités de renforcement d’immuno-résistance des alevins et la mise en œuvre de nouveaux outils de diagnostics rapides et efficaces pour lutter contre une forte mortalité.

Enfin, concernant les travaux sur l’environnement aquacole, à noter la collaboration sur l’étude d’impact des rejets des fermes crevetticoles et piscicoles sur le milieu lagonaire à partir du logiciel de modélisation DEPOMOD. Celui-ci permet de déterminer les seuils limites de production et d’étudier la mise en place des mesures alternatives telles que l’Aquaculture Multi Trophique Intégrée (AMTI) qui est une méthode associant plusieurs espèces complémentaires et permettant de réduire l’impact sur l’environnement.

Communiqué

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