14 janvier 2026

L’échec de Moetai Brotherson en matière de transport aérien

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Sale temps pour le président du pays, ministre du Tourisme, Moetai Brotherson, à qui le portefeuille du transport aérien ne réussit vraiment pas en ce début d’année 2026…

Alors que le secteur touristique polynésien bat des records de fréquentation pour la troisième année consécutive, pour autant, tous les feux ne sont pas au vert…loin s’en faut.

L’hôtellerie, qu’il s’agisse de pensions de famille ou d’établissements de classe internationale, demeure en sous capacité dans nos îles, malgré la mise en place de nouveaux dispositifs d’incitation à l’investissement. Pire, plusieurs fleurons comme le Ia Ora Sofitel à Moorea ou à Bora Bora sont actuellement fermés pour travaux de rénovation. Ce qui présage un début d’année 2026 en demi-teinte.

Dans l’Aérien, en revanche, il y a comme un avis de trou d’air en perspective!

Dans les prochains jours en effet, le directeur général d’Air Tahiti Nui, Philippe Marie, prendra la petite porte de sortie après un passage aussi rapide (1 an et demi) que stérile. Il a beau se targuer d’avoir remis de l’ordre dans les finances de la compagnie, celle-ci n’en reste pas moins déficitaire (environ 2 milliards de Fcfp en 2025) dans un contexte hautement concurrentiel. Quant à l’arrivée d’un nouvel actionnaire censé insuffler un nouvel comme promis depuis le début 2025, on l’attend toujours! Le seul crédit que l’on peut apporter à P. Marie, c’est qu’il n’a pas été beaucoup aidé dans sa tâche de redressement par l’actuel président du conseil d’administration, Hiro Arbelot, placé à ce poste par le président « himself ». Pour quels résultats ? Il faudra bien se poser la question un jour…Gageons que le tandem fonctionnera mieux avec le successeur probable de Philippe Marie, pour ne pas le citer Lionel Guérin, qui a l’avantage d’être du métier.

A propos justement de Lionel Guérin (photo), son départ – possible – d’Air Moana tomberait à pic alors que le tribunal administratif de Papeete s’apprête à rendre des décisions lourdes de conséquences pour la société concernant plusieurs arrêtés du gouvernement Brotherson en matière de prêt et garanties d’emprunt. Les pouvoirs publics auraient-ils outre-passé leurs prérogatives au détriment de la libre-concurrence ? C’est en tous cas le point de vue du rapporteur public. On le sait, malgré de bons résultats touristiques, le transport inter-îles fait l’objet d’une lutte sans merci, pour ne pas dire mortifère, entre Air Tahiti et Air Moana, la première se sentant quelque peu lésée par le soutien gouvernemental. Il faut dire que le président Brotherson n’a jamais caché sa volonté de privilégier le second acteur alors en grandes difficultés financières. Un choix qu’il pourrait bien regretter…

 

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