25 novembre 2020

Municipales à Papeete: Tauhiti Nena voit orange

Arrivé en deuxième position, loin derrière le maire sortant Michel Buillard, à l’issue du premier tour des élections municipales 2020 à Papeete, Tauhiti Nena fait officiellement alliance avec le Tahoeraa huiraatira.

L’ex-jeune loup du Tavini huiraatira (parti indépendantiste polynésien) vient de faire le grand écart idéologique pour tenter de se hisser à la tête de la capitale polynésienne.

Faute d’avoir pu s’entendre avec ses deux suivants -Chantal Galenon et Marcel Tuihani- en vue d’un vaste rassemblement des opposants, Tauhiti Nena s’est donc tourné vers le « vieux lion » où depuis sa tanière du marché de Papeete, ils ont scellé leur pacte.

Pour l’heure, pas un mot sur ce qui les rassemble ou l’ébauche d’un nouveau programme pour le changement. Quant à l’apport théorique des voix orange, le 28 juin prochain, date du second tour des Municipales, c’est un peu l’inconnu…

Rappelons en effet que le 15 mars dernier, le Tahoeraa huiraatira n’avait présenté aucun candidat, Gaston Flosse ayant été déclaré « hors-jeu » après une longue et captivante bataille judiciaire sur l’existence ou non d’une résidence légale sur le front de mer de Papeete. Aussi, sur les 18 013 électeurs inscrits, seuls 7 401 s’étaient exprimés dont près de la moitié (3632) en faveur de l’équipe sortante, ratant ainsi de peu (49,07%) un passage au premier tour. Plus de 2 000 voix derrière, « résultat plus qu’honorable » assure aujourd’hui l’intéressé, on trouve Tauhiti Nena (1473), puis Chantal Galenon (1374) et enfin l’ancien président de l’assemblée, Marcel Tuihani (830).

Pour tenter de peser sur l’issue finale du scrutin, le « vieux lion » a certainement mis dans la balance le poids de celles et ceux qui ont voté orange lors des dernières élections (2018) territoriales. Le Tahoeraa représentait quand même près de 26% des suffrages contre seulement…4,12% pour E Reo Manahune de Tauhiti Nena.

Mais au-delà de l’enjeu électoral, c’est le contexte – sanitaire et économique – qui risque de sacrément plomber l’atmosphère. Un retour aux urnes, plus de trois mois après le premier tour, sent à plein nez la démobilisation et donc, l’abstention. Reste à savoir à qui cela profitera…

Photo: Actu.fr

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