27 juillet 2021

NC: le résultat d’un échec d’alliance entre les mouvements non-indépendantistes

Gerard Poadja French Prime Minister Edouard Philippe on November 5, 2018 in Noumea, New Caledonia, after islanders on the French Pacific territory rejected independence in a referendum//SIPA_08590095/Credit:NICOLAS JOB/SIPA/1811051255

Un pas de plus pour les indépendantistes.

Ce mercredi, les partisans de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie ont remporté la majorité au gouvernement collégial, où ils disposent, pour la première fois depuis le début de l’accord de Nouméa en 1998, de six des onze membres de l’assemblée. Une victoire obtenue grâce à une alliance entre les indépendantistes et un parti plus petit, L’Eveil océanien, qui inscrit un peu plus le courant indépendantiste dans la scène politique de la Nouvelle-Calédonie.

« C’est un signal politique fort », réagit le sénateur de Nouvelle-Calédonie Gérard Poadja auprès de Public Sénat. « Les mouvements indépendantistes, et particulièrement Avenir en confiance, se sont montrés trop confiants et trop individuels. Ce qui se passe aujourd’hui est plus un échec d’alliance entre les mouvements non-indépendantistes qu’une victoire des indépendantistes », analyse-t-il.

Pour autant, Gérard Poadja regrette la montée en puissance des indépendantistes. « Je souhaite une émancipation de la Nouvelle-Calédonie », assure-t-il. « Et le processus est entamé depuis l’accord de Nouméa, mais je suis Français et attaché à la République, je suis donc contre l’indépendance totale de la Nouvelle-Calédonie. »

« La coopération doit rester très vivace »

Ce nouveau gouvernement entérine par ailleurs le résultat du deuxième référendum sur l’autodétermination du territoire, où le « oui » avait rassemblé 46,75 % des suffrages, alors qu’un troisième référendum doit avoir lieu en 2022. « Je ne pense pas qu’on puisse préjuger du troisième référendum », assure cependant le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur. « Ce que je souhaite, c’est qu’il ait lieu dans les conditions les plus objectives possibles, que chacun y contribue. Je suis pour le dialogue, et le peuple calédonien décidera. S’il décide, ce que je souhaiterais, que la Nouvelle-Calédonie reste dans la France, (…) Lire la suite sur Public Sénat

source: Yahoo actualités

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