15 juillet 2020

Où passer ses vacances en juillet-août ?

Cette question, qui taraude chaque année nombre de familles polynésiennes, est d’autant plus complexe à résoudre dans le contexte sanitaire actuel.

Les cinq semaines de confinement auront laissé des traces. Pour beaucoup d’entre-nous, le retour à la vie d’avant promet d’être long. Une chose est sûre, les vacances – tout au moins pour ceux qui ont pu garder quelques jours de congés et un emploi – sont les bienvenues !

Mais où s’évader ? Choix cornélien tant l’offre s’est réduite à peau de chagrin…

La solidarité polynésienne voudrait que nous redécouvrions nos îles. Les décideurs nous y invitent fermement. Air Tahiti reprend progressivement son activité, dix neuf destinations étant désormais reliées. Mais force est de reconnaître que « voyager local » a un certain coût !

On s’attendait à de bonnes affaires, quelques promotions…en vain. Même en pension de famille. Exemple de « bon plan » à Huahine, à seulement 20 minute d’avion, où les deux nuits sont facturées au bas mot 30 000 Fcfp par personne (avion, transferts compris et petit déjeuner), soit un budget de 60 000 Fcfp pour un couple. Ajoutez-y les repas et ne serait-ce qu’une activité, la note gonfle rapidement. Et c’est visiblement l’île la plus abordable car la moins éloignée de Tahiti. Seule Moorea, par conséquent, devrait trouver grâce aux yeux de nombreux résidents en mal de dépaysement…

Voir plus loin peut être tentant mais à vos risques et périls. Nous avons tous en mémoire ces voyageurs bloqués à l’autre bout du monde, sans aucun moyen de rapatriement…Le spectre d’une seconde vague plane toujours. Et puis, notez qu’à ce jour, les frontières américaines, à commencer par la côte californienne, restent fermées. On parle d’une réouverture, début juillet…Mais dans quelles conditions sanitaires ? Une « bulle touristique » se dessine ( ?) avec Hawaii alors que la Nouvelle-Zélande, bien qu’exemplaire pour sa gestion de la crise, reste beaucoup plus prudente. Ne parlons même pas de l’Asie et du Japon…

Alors, direction l’hexagone et pourquoi pas l’Europe ? Dans l’espoir bien entendu que l’épidémie ne revienne pas jouer les troubles fêtes…Les trois compagnies qui desservent la Polynésie française sont dans les starting-block. A raison de trois fréquences hebdomadaires pour Air Tahiti Nui une fois achevée sa mission de « continuité territoriale », début juillet. Air France a programmé un premier Papeete-Paris le 8 juillet, puis deux vols par semaine. French bee enfin reprend du service le 15 juillet à raison d’une fréquence hebdomadaire. Avec escale par Vancouver pour la première, et Pointe – à – Pitre pour les deux autres. A bord, le port du masque sera de rigueur durant tout le trajet et les résidents, avant de prendre le vol retour, devront faire un test de dépistage 72 heures avant d’embarquer.

Côté tarif enfin, il y a encore quelques opportunités. Prenez le cas d’ATN, du 17 juillet au 8 août, le billet est proposé à 166 689 Fcfp sur le site internet contre habituellement plus de 220 000 francs en moyenne. C’est en tous cas bien plus intéressant que le tarif pratiqué par Air France qui quasiment aux même dates (19 juillet – 8 août) offre le même service pour 262 009 Fcfp.

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