9 décembre 2022

Plus de Polynésiens que d’expatriés en poste dans l’Education !

Rien que dans le domaine de l’Education nationale, compétence dévolue à la Polynésie française mais pour laquelle l’Etat consacre quand même la bagatelle de 65 milliards de Fcfp chaque année pour la prise en charge des salaires des enseignants du 1er degré et du 2 degré, voici quelques chiffres éclairants.

« Océanisation » des cadres, priorité à « nos enfants » (lesquels ?)…certains n’ont que ces mots à la bouche, faisant d’un accès à l’emploi sur mesure, au nom de l’étroitesse du marché, leur thème favori de bataille électorale. Ils parlent généralement à la place des Polynésiens, usant de généralités parfois très contestables.
Dernièrement encore, la classe politique, toute étiquette confondue, s’est émue, à juste titre, de l’arrivée prochaine au fenua de sept fonctionnaires de police métropolitains alors même que des policiers polynésiens sont candidats au retour. Précisons que cette affectation a été décidée à Paris et non à Papeete!
Pourtant, dans le secteur de l’Education, nous n’avons pas à nous plaindre tant les Polynésiens y sont nombreux! Dans le 1er degré, ,par exemple, 95 % des personnels sont Polynésiens. Ils sont 1779 polynésiens à la charge de l’Etat pour servir nos enfants. Dans le 2nd degré, 71 % des enseignants et personnels sont Polynésiens, soit 1841 polynésiens à la charge de l’Etat pour servir nos adolescents dans les collèges et lycées.
Enfin, on dénombre actuellement vingt-deux directeurs de collèges et lycées sur un total de soixante-deux directions. A partir du moment où un Polynésien satisfait aux conditions requises pour occuper la fonction de principal ou proviseur, il est prioritaire.
Conclusion, contrairement aux idées reçues, il y a largement plus de Polynésiens occupant des postes dans l’Education que d’expatriés.
Photo d’archives

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4 thoughts on “Plus de Polynésiens que d’expatriés en poste dans l’Education !

  1. C’est aussi l’objectif l’oceanisation des cadres. Et c’est tant mieux pour les polynésiens. Et nous avons tout à fait le droit de demander à ce que ce soit des polynésiens, qui sont en France depuis plus de 5 ans, qui soit privilégier pour les postes locaux dans tous les domaines d’ailleurs.

  2. Je crois qu’une personne mal voyante voit mieux que vous.
    Ndlr: c’est bien connu, chez nous, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut rien entendre. Ni comprendre. En général, on appelle ça des « abrutis ».

  3. Bonjour. « Usant de généralités parfois très contestables » vous parlez de votre article en fait ? D’où viennent vos chiffres, d’où proviennent les « idées reçues » que vous tentez de déconstruire de façon si impropre à l’éthique journalistique, et surtout qui parle ? Un journaliste ? Ou bien Mr tout le monde qui se fait le relai d’une cause si importante qu’il ne prend pas la peine de signer ? Ouff… Il y a twitter pour ça (et encore vous êtes obligés de signer). On est loin de la déontologie du métier. Quid d’un article sur la formation et l’océanisation (peut-être souhaitable) du corps journalistique en Polynésie alors ?

    1. Ndlr: il s’agit de chiffres officiels. Quant à vos commentaires, gardez-les pour vous ou changez de lecture. A bon entendeur!!

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