Recours contre les mesures économiques: l’Intersyndicale prête à faire machine arrière, si…

Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement, l’intersyndicale à l’origine du recours contre les mesures économiques prises en faveur des travailleurs touchés par l’épidémie de coronavirus, se dit prête à faire machine arrière…Et pose ses conditions.

Quatre organisations syndicales de salariés (CSTP-FO, Otahi, la CSIP, O oe to oe rima) et le Syndicat de la Fonction publique souhaitent ainsi réagir aux propos tenus par la ministre du Tourisme et du Travail, Nicole Bouteau.

« Tout d’abord, soyons clairs, seuls les salariés sont concernés par le recours que nous avons déposé. Ni les patentés ni les entreprises ne seront impactés, contrairement à ce que vous avez affirmé », précisent-ils en liminaire.

Il reprochent ensuite à Nicole Bouteau d’avoir fait la distinction entre deux types de partenaires sociaux. « Ceux qui, patrons, sont dignes à vos yeux de siéger en PC de crise. Patrons que vous avez donc associés à la trituration de la demande initiale des syndicats (qui était la mise en place d’une indemnité sans conditions pour les travailleurs qui verraient leur contrat suspendu). Et les autres, ceux que vous estimez pouvoir publiquement calomnier par vos élucubrations quant au caractère « criminel » que représente… le dépôt d’une requête en justice ».

Sur le fond à présent, les syndicalistes dénoncent « l’injustice de la mesure »  en ce sens où, selon eux, « les droits acquis à congés payés ne peuvent être une variable d’ajustement économique, puisqu’ils ne sont pas un critère objectif et rationnel de discrimination entre salariés ».

Et d’aller plus loin dans leur raisonnement: « Qui fera vivre les pensions de famille après la crise ? Les touristes étrangers, qui ont déserté nos îles ? Ou alors les salariés (s’ils ne sont pas privés de leurs congés) ? »

Pour autant, ils veulent croire dans une issue plus favorable: « Si le gouvernement est prêt à discuter et à revoir sa loi du pays sur certains points que nous critiquons, et à cesser de privilégier certains partenaires sociaux par rapport à d’autres, nous serions, nous, prêts à retirer ce recours ».

Photo d’archives

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