Réforme du RNS: « Cette loi devra être abrogée en 2028 »

Aux yeux du représentant Nuihau Laurey (AHIP), la réforme du RNS (Régime des non-salariés) dont l’examen est en cours à Tarahoi en ce samedi 30 août 2025, va finalement consister pour beaucoup à « travailler plus pour payer plus ».
Dans le prolongement des interventions de Cathy Puchon et de Pascale Haiti pour le compte du Tapura huiraatira, l’élu non-inscrit n’a pas eu de mots assez forts – mais savamment distillé – pour critiquer un texte qui va accroître les prélèvements obligatoires et le coût de travail dans notre pays, tout en encourageant encore un peu plus le travail au noir.
De surcroît, il va contraindre la Caisse de prévoyance sociale (CPS) à recruter de nouveaux contrôleurs pour suivre, contrôler les nouveaux affiliés et si besoin, les sanctionner. Auquel cas, il aura un effet inflationniste sur le niveau de la dépense publique.
Alors que la majorité brandit l’étendard de la justice sociale, Nuihau Laurey lui rétorque: « Vous fabriquez une économie de la pauvreté! »
Il n’empêche, après avoir prévenu l’actuelle majorité indépendantiste qu’en cas d’alternance en 2028 « cette loi devra être abrogée », l’élu laisse néanmoins une porte entrouverte en invitant le président Brotherson à introduire un amendement de report pour une application des nouvelles dispositions au 1er janvier 2027, le temps nécessaire de mener un travail de co-écriture avec l’ensemble de la société civile. Auquel cas, AHIP pourrait voter en faveur du texte…
Mais « je fais cette proposition sans réelle conviction! », a t-il précisé, conscient qu’il est que ce « gouvernement s’enferme dans une forme de déni qui en général est le signe de la fin ».
Toujours est-il qu’après les interventions du groupe Tavini huiraatira, le président Temaru a pris la parole pour demander une suspension de séance. La reprise des travaux est prévue pour 14h.