ROB 2027: bientôt l’heure du bilan pour le gouvernement Brotherson…
Après le verdict sans appel de la représentante du Tapura huiraatira, les autres groupes politiques représentés à Tarahoi n’ont pas été tendres non plus sur la copie gouvernementale qui leur a été présentée.
Pour l’élu non-inscrit, Nuihau Laurey, en effet, il est urgent de se projeter sur l’avenir! Et d’indiquer en préambule qu’il s’agit là du « dernier budget exercé sur une année pleine », 2027, avant les élections territoriales programmées à l’issue du premier trimestre 2028.
Autrement dit, l’heure est au bilan! Avant de s’interroger: « Que sont devenus les vingt-neuf engagements de campagne du Tavini huiraatira en 2023 ? » D’autant que les nouveaux dirigeants ont tiré profit d’un contexte budgétaire particulièrement favorable avec des recettes fiscales qui ont bondi de 26 milliards Fcfp entre 2023 et 2025.
« Ils sont où tous ces milliards ? » a réagi sa collègue Teave Chaumette. Certainement pas, dans la lutte contre la cherté des prix dans nos îles, affirmant de surcroît que « l’inflation est bien réelle » pour un grand nombre de ménages polynésiens.
13 milliards de Fcfp « brûlés » pour soutenir les prix des carburants à la pompe
En revanche, des sous, il y en a à foison pour maintenir le prix des hydrocarbures à la pompe. Le rapport de présentation ne s’en cache puisque ce soutien va consister, au final, « à brûler » la bagatelle de 10 milliards de Fcfp depuis le début de la crise iranienne. Pire, 13 milliards de Fcfp a rectifié le chef du gouvernement. Conclusion de Nuihau Laurey: « Nous ne soutenons pas la dépendance énergétique, nous la subventionnons ».
Même le chef de file de A Fano Ti’a, Tematai Legayic, pourtant proche du gouvernement, y est allé de sa petite critique en s’interrogeant ouvertement sur l’affectation d’une enveloppe budgétaire de 3 milliards de Fcfp en faveur du comité organisateur (COJ) des prochains Jeux du Pacifique – juillet 2027. A quoi correspond cette dépense (?), a t-il demandé.
En réponse, face à une telle avalanche de critiques, le président Moetai Brotherson, n’a pas été très prolixe, c’est le moins que l’on puisse dire! A l’entendre en effet, il y a eu « beaucoup d’injonctions contradictoires dans les interventions des uns et des autres ». Lui affirme vouloir s’inscrire dans une politique de résilience, fondée sur le pragmatisme. Quant à la question de savoir si la ministre de l’Emploi, Vannina Crolas, et la vice-présidente, Chantal Galenon, font toujours partie de ce gouvernement malgré des rumeurs persistantes de démission, « elles sont là! » a t-il simplement répondu, avant de devoir s’éclipser de l’hémicycle pour aller à la rencontre les praticiens hospitaliers toujours en grève.
Il n’en fallait pas davantage pour énerver la représentation territoriale, majoritairement lasse d’un tel mépris affiché ?
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