10 septembre 2026

Six mois de prison ferme pour menace de décapitation d’une enseignante

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L’homme qui avait menacé de décapitation une enseignante d’une école du Fauga (Haute-Garonne), a été condamné à six mois de prison ferme avec mandat de dépôt, ce jeudi 10 septembre.

Il est immédiatement incarcéré à la prison de Seysses. Il lui est également interdit de s’approcher de l’établissement et de l’institutrice pendant trois ans, interdit de porter une arme pendant un an. Sa condamnation comprend aussi l’obligation de suivre un stage de citoyenneté et de verser un euro symbolique à l’institutrice.

Lors de l’audience, le prévenu, né en 1979 à Toulouse, n’a pas eu « de mots pour expliquer » son comportement.

Alors qu’il l’aurait menacé une première fois de « lui couper la tête » sur le parking – des faits niés par le mis en cause – l’institutrice est retournée dans l’école pour se protéger. Lui et son épouse ont ensuite suivi l’enseignante jusque dans le hall de l’école puis le bureau de la directrice. Au moins deux témoins, une Atsem et la directrice de l’école, auraient entendu le père de famille lui dire « je vais te couper la tête ».

« Je ne savais pas que j’allais la croiser »

« J’ai dit ‘bonjour je me présente, je suis le papa de […] peut-être de manière un peu agressive […] je lui dis l’année dernière, vous avez accusé mon fils à tort d’avoir posté des vidéos de sa maîtresse sur YouTube’. Et à ce moment elle a dit qu’on allait voir la directrice », a déclaré, pour sa part, le prévenu, lors de l’audience.

Il a poursuivi: « Une fois que la directrice ouvre, ce sont elles qui sont montées en température et j’ai pété un plomb. À ce moment-là, j’ai dit ‘si tu étais un homme je te couperais la tête’. » Il assure comprendre la peur de l’institutrice, mais qu’il ne le souhaitait « pas forcément ». « Quand je me suis présenté à l’école, je ne savais même pas que j’allais la croiser », a-t-il ajouté.

Ce père de famille, déjà condamné à cinq reprises notamment pour des infractions routières, a répété à plusieurs reprises qu’il était « sincèrement désolé de la situation ». « Je ne suis pas quelqu’un de violent à la base, aucune violence aucune bagarre », a-t-il précisé.

La victime, traumatisée, a déménagé

Dans son réquisitoire, la procureure de la République a estimé que le prévenu minimisait les faits et a parlé de Samuel Paty, cet enseignant décapité par un terroriste en 2020 dans les Yvelines.

Article original publié sur BFMTV.com

source: Yahoo actualités

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