21 octobre 2020

Suspension du couvre-feu: maître Millet en prend plein son grade sur la toile

Le couvre-feu est levé depuis le 6 mai 2020 et les rassemblements sont autorisés dans la limite de 100 personnes, confirme le haut-commissariat après la décision du tribunal administratif de Papeete, prise la veille, de suspendre cette mesure.

Comme on pouvait s’y attendre, le représentant de l’Etat n’a pas souhaité commenter la position des magistrats administratifs qui ont fait droit à la requête d’un avocat du barreau. Mais d’autres l’ont fait à sa place sur la toile et se sont rangés de son côté, fustigeant sans retenue le « Lucky Luke de la liberté » (maître Millet) accusé d’ouvrir grand la porte à une deuxième vague épidémique.

Voici quelques réactions lues sur Facebook: « Une des raisons c’est qu’on ait touché à sa liberté…. Mais en Polynésie, même si on est confiné, on est libre. Il ne sait pas ce que c’est que toucher à sa liberté, car il n’a jamais vécu. C’est décevant! » Ou encore:« c’est sûr que le virus risque de se propager RAPIDEMENT grâce à l’inconscience de cet avocat »

A l’évidence, un grand nombre de Polynésiens restent très méfiants vis-à-vis de ce virus invisible qui, on ne sait par quel miracle, semble avoir épargné nos îles. Pour autant, faut-il tomber dans la psychose ambiante et ne plus rien faire, sous prétexte qu’ailleurs les humains tombent comme des mouche ? Chacun peut avoir son opinion puisque de toute façon même les scientifiques ne sont sûrs de rien.

En attendant, le confinement, même en partie levé, s’applique dans d’autres secteurs: de la culture aux activités sportives ainsi qu’au voyage avec le maintien de l’arrêt de la desserte inter-îles.

Aussi, ce qui demeure en vigueur :

Les établissements ne pouvant pas accueillir de public sur l’ensemble du territoire sont les suivants :
▪️ les salles d’audition, de conférence, de réunion, de spectacle ou à usage multiple sauf pour les salles d’audience des juridictions ;
▪️ les bars, y compris les bars des hôtels ;
▪️ les salles de danse et salles de jeux. De même, les hôtels disposant d’une piste de danse ne sont pas autorisés à ouvrir cette piste de danse ;
▪️ les bibliothèques, centres de documentation ;
▪️ les salles d’expositions ;
▪️ les établissements sportifs couverts ;
▪️ les musées ;
▪️ les chapiteaux, tentes et structures ;
▪️ les établissements de plein air à l’exception de ceux dont l’objet est la pratique des activités physiques et sportives individuelles ou de loisir individuel en extérieur permettant le respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites « barrières » définies par le ministère de la santé de la Polynésie française.

Source: Etat

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