25 novembre 2020

Une nouvelle ère s’ouvre pour le Musée de Tahiti à compter du premier semestre 2022

Le président Edouard Fritch a procédé, vendredi matin, à la pose de la première pierre de l’aménagement et de la rénovation du Musée de Tahiti et des îles, à Punaauia.

Un site chargé d’histoire. La pointe Nu’uroa hébergeait autrefois le marae Taputapuatea de Atehuru. C’est sur ce site que s’est ensuite installée la mission évangélique de Burder’s Point. Le site de Hiti a toujours été porteur de « mana », et c’est pourquoi il a été choisi, en 1977, pour y établir le Musée de Tahiti et des îles – Te Fare Manaha.

Depuis la création de l’établissement, pierre de voûte du renouveau culturel, les équipes qui se sont succédé ont su préserver et valoriser le patrimoine légué par les « tupuna », avec notamment, parmi ceux qui ont porté ce projet, il y a une cinquantaine d’années, Maco Tevane.

Ce projet de réaménagement est un acte fort pour la Polynésie française car, au-delà de l’aspect architectural et technique, il entend servir de socle à une réflexion plus large sur l’identité polynésienne au XXIème siècle. Le Musée de Tahiti et des îles est un gardien du patrimoine culturel mais aussi un lieu privilégié de transmission intergénérationnelle. Le public scolaire constitue ainsi un tiers de la fréquentation de l’établissement.

La reconstruction de la nouvelle salle permanente, qui intervient quarante ans après l’ouverture du premier Musée de Tahiti et des îles, marque ainsi le début d’une nouvelle ère. Le projet du groupement architectural de Pierre-Jean Picart, avec le scénographe parisien Adrien Gardère, allie harmonie architecturale, modernité et références polynésiennes. Avec cette nouvelle salle, la surface d’exposition passera de 900 à 1400 m2, ce qui permettra de mettre en avant les spécificités de chacun des cinq archipels, avec également une maîtrise de la lumière, un contrôle de la température et de l’hygrométrie, ainsi qu’une très bonne isolation. Sa réouverture est prévue pour le premier semestre 2022.

A ce nouveau bâtiment, s’ajoutera un accueil entièrement rénové, ainsi que le réaménagement de la salle de conférence du Musée, fermée depuis vingt ans. L’ensemble de l’opération est financé par le Contrat de projets, pour un budget global de 844 millions Fcfp, la maîtrise d’ouvrage déléguée ayant été confiée à l’établissement Grands Projets de Polynésie. Cet investissement offrira ainsi, aussi bien aux Polynésiens qu’aux visiteurs, un outil moderne, respectueux de l’environnement, et aux normes muséales internationales.

Le président a rappelé également qu’il avait signé, en septembre 2019, avec le Musée du quai Branly-Jacques Chirac, une convention qui formalise le retour d’un fragment de « maro’ura », qui sera exposé dans le musée rénové. D’autres prêts ont été sollicités auprès du British Museum et du Musée d’archéologie et d’anthropologie de Cambridge.

Cette pose de première pierre, a souligné le président, est hautement symbolique. Elle est le marqueur de la résilience de la Polynésie française, dans un contexte sanitaire mondial difficile. Cette opération vient soutenir le secteur du BTP tout en mettant en valeur la culture polynésienne. Il s’agit d’ainsi honorer les ancêtres, tout en étant résolument tournés vers l’avenir, afin de bâtir ensemble une société fière de ses racines et ouverte sur le monde.

Source: Gouvernement

 

 690 visiteurs total,  3 visiteurs aujourd'hui

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :