20 septembre 2020

Une priorité parmi d’autres: « Ouvrir encore plus notre pays pour sauver des emplois »

Telle est la préoccupation majeure du président Edouard Fritch qui, aux côtés du haut-commissaire, Dominique Sorain, et la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, a annoncé ce midi la réouverture du ciel polynésien aux vols commerciaux à compter du 3 juillet.

Est-il besoin encore de le rappeler ? La situation épidémiologique dans nos îles est stabilisée depuis belle lurette. Le virus ne circule pas (ou plus), ce qui a permis ces dernières semaines de revenir (presque) à la normale après plusieurs phases de déconfinement. Désormais, Air Tahiti a repris son envol. Certes de manière progressive. Mais plus important que tout, la circulation des biens et des personnes entre les archipels est de mise. Tout ceci, n’ont de cesse de répéter les autorités compétentes, grâce à la mise en oeuvre d’un contrôle sanitaire stricte.

Il est temps aujourd’hui de franchir de nouvelles étapes, sans remettre en cause une organisation sanitaire qui a fait la preuve de son efficacité. Raison pour laquelle le démarrage du tourisme promet d’être encore long…

Durant ce mois de juin, Air Tahiti Nui va encore opérer deux vols de continuité territoriale pour le compte de l’Etat, moyennant le même protocole que celui adopté depuis le début, à savoir une quatorzaine obligatoire à l’arrivée. Précisons que ce « pont aérien » avec la métropole a permis déjà de rapatrier quelque quatre cents personnes. Mais il en reste beaucoup d’autres en attente à Paris…

A partir du 1er juillet, le temps d’isolement en site dédié à la maison passera de 14 à 7 jours seulement, toujours avec des tests au départ.

A partir du 3 juillet, la compagnie au tiare sera autorisée à reprendre ses vols commerciaux. Mais uniquement vers Paris via Vancouver (Canada). A moins que d’ici là, l’escale de Los Angeles soit opérationnelle…. Sa mission: poursuivre le rapatriement des résidents bloqués en métropole et transporter les fonctionnaires (Education nationale et autre), les partants comme les arrivants.

Enfin, à compter du 15 juillet, c’est enfin l’ouverture au tourisme international, tous marchés confondus. Enfin, ceux avec lesquels cela va pouvoir être possible…A ce jour, il est exclu de se rendre en Nouvelle-Zélande d’ici le mois de septembre. L’Asie (notamment le Japon) devra également attendre…L’incertitude demeure pour Hawaii et la Nouvelle-Calédonie. Autant dire que l’offre de voyages ou de clientèle risque d’être extrêmement réduite cet Eté. A moins que d’ici le 15 juillet, toute trace du Covid-19 ait disparu…Le représentant de l’Etat a reconnu un fort ralentissement de l’épidémie dans le monde, à l’exception de l’Amérique du sud où la situation reste préoccupante.

Pour autant, « nous restons vigilants… », a assuré le président Fritch. Des conditions draconiennes, mais sans plus aucun confinement, seront imposées aux personnes désirant séjourner en Polynésie française, à savoir: faire un test 72 heures avant d’embarquer, souscrire une assurance voyage, respecter les règles IATA édictées durant le vol, port du masque obligatoire et remplir à l’arrivée une fiche de renseignements afin de pouvoir les suivre à la trace durant leur séjour. Il est même envisagé un test complémentaire au quatrième jour selon la provenance du  visiteur.

 48 visiteurs total,  3 visiteurs aujourd'hui

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