Vaccination anti-HPV, le 7 février prochain
Un centre temporaire de vaccination anti-HPV se tiendra le samedi 7 février 2026, au Centre de la Mère et de l’Enfant de Hamuta, à Pirae, à partir de 8h, annonce l’Institut du Cancer (ICPF).
Il est ouvert aux filles et aux garçons âgés de 11 à 14 ans révolus (jusqu’à la veille de leur 15ᵉ anniversaire), résidant en Polynésie française. La vaccination est gratuite pour cette tranche d’âge. Lors du vaccinodrome, les premières et les secondes doses seront administrées, dans le respect du schéma vaccinal, soit une seconde dose réalisée entre 6 et 13 mois après la première.
Les parents ou représentants légaux sont invités à accompagner les mineurs. Il est souhaité d’apporter le carnet de vaccination / carnet de santé afin de vérifier le statut vaccinal.
Lors de cette journée, les jeunes bénéficieront d’un parcours de vaccination encadré, comprenant une consultation médicale préalable, la vaccination réalisée par un infirmier ou une infirmière diplômé(e) d’État, puis un temps d’observation de 15 minutes, conformément aux recommandations en vigueur.
Pour rappel, en Polynésie française, la vaccination contre le HPV pour les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus est prise en charge toute l’année selon deux circuits : une vaccination réalisée sur prescription médicale (médecin généraliste, gynécologue, sage-femme, pédiatre, dermatologue, etc.), avec retrait du vaccin dans une pharmacie conventionnée, puis administration par un professionnel de santé ; une vaccination réalisée au sein des structures de la Direction de la santé (dispensaires, centres de protection maternelle et infantile, centres de médecine scolaire), sur rendez-vous ou lors de créneaux dédiés.
Rappelons ici que les papillomavirus humains (HPV) sont des virus très répandus, touchant aussi bien les filles que les garçons. Souvent sans symptôme, certaines infections persistantes peuvent évoluer, à long terme, vers des cancers (cancer du col de l’utérus, de l’anus, de la gorge, du pénis, de la vulve ou du vagin). Le cancer du col de l’utérus est aujourd’hui le seul cancer pouvant être éliminé grâce à la vaccination, lorsqu’elle est associée au dépistage. L’Australie, qui a lancé son programme de vaccination en 2007, prévoit de faire disparaître le cancer du col de l’utérus d’ici 2035.
La vaccination contre le HPV n’est pas obligatoire mais fortement recommandée afin d’assurer une protection maximale contre les cancers liés aux papillomavirus.
source: ICPF
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