19 octobre 2020

Voeux 2020: les messages du haut-commissaire et du président du Pays

Nous publions dans leur intégralité les messages de voeux du haut-commissaire de la République, Dominique Sorain, puis ceux du président Edouard Fritch, pour la nouvelle année.

Chers concitoyens de Polynésie, Ia ora na

Ces vœux sont l’occasion de m’adresser à vous tous que j’ai commencé à rencontrer à l’occasion de mes visites.

Le Fenua bénéficie aujourd’hui d’une stabilité politique et économique forte.

Le statut d’autonomie est le socle d’un travail partenarial solide avec le Pays et l’ensemble des communes.

Cette stabilité est essentielle pour développer la Polynésie française dans tous les domaines :

Tout d’abord, en matière d’infrastructures et de services.

Parce que vous avez besoin de services et d’équipements à Tahiti mais également dans tous les archipels, l’État est là pour aider à la réalisation d’équipements de santé, de routes, d’écoles, d’eau potable, nécessaires à votre vie quotidienne.

Développer tous ces services de premières nécessités dans tous les archipels, c’est permettre aux habitants de vivre chez eux, dans leur île, avec leur famille.

Dans le domaine économique, l’État soutient les entreprises du fenua.

La défiscalisation nationale permet d’encourager les filières créatrices d’emplois et d’activités : transports, logements et tourisme.

Le développement du numérique en Polynésie française participe également à la croissance économique. Aussi, l’État a contribué à la mise en place du câble numérique Natitua qui connecte les archipels des Tuamotu et des Marquises à Tahiti pour assurer la continuité territoriale.

Former et aider la jeunesse à s’insérer professionnellement doit rester un combat permanent pour nous tous.

 Cette jeunesse compte sur nous pour lui offrir les leviers nécessaires pour accéder à un emploi et subvenir aux besoins de la famille. A ce titre, je salue le travail remarquable du Régiment de Service militaire adapté qui forme plus de 600 jeunes tous les ans.

Pour cette année, je souhaite également vous assurer que l’État sera toujours là, aux côtés du Pays, pour votre sécurité.

En Polynésie française, la délinquance est contenue, mais nos priorités sont :

  • de combattre toutes les formes d’addictions et notamment le fléau de l’ice qui frappe la jeunesse polynésienne ;
  • de lutter encore et toujours contre les violences intrafamiliales ;
  • d’appliquer la tolérance zéro en matière de sécurité routière. La mortalité routière ne doit pas être une fatalité.

La sécurité, c’est aussi la sauvegarde des vies humaines sur un immense territoire.

  • Pour accomplir cette mission, l’État mobilise tous ses moyens, 24h/24, 365 jours par an. En 2019, plus de 350 opérations de sauvetage ont été réalisées.
  • Aux Tuamotu-Gambier et aux Australes, c’est continuer à construire des abris anti-cycloniques pour protéger les populations.

Toutes ces actions sont le reflet de la solidarité nationale, principe fondateur de notre République.

L’année 2020 sera un moment fort de notre vie démocratique.

Les 15 et 22 mars prochains, vous voterez pour vos Tavana et les équipes municipales qui vous accompagneront pendant les six prochaines années. C’est un choix important et il faut y participer.

La venue du Président de la République Emmanuel Macron en Polynésie française sera une opportunité pour renforcer les liens entre l’État et la Polynésie française, entre les Polynésiens et la Nation.

Cette visite sera aussi un signe de l’intérêt de l’État à son plus haut niveau pour réaffirmer la volonté de coopération de la France avec l’ensemble des Pays et Gouvernements du Pacifique.

C’est une chance pour notre territoire d’accueillir un tel événement régional et international.

Je suis certain que la Polynésie française a la richesse culturelle, les atouts, les talents et l’audace nécessaires pour relever les défis du monde de demain et notamment ceux du changement climatique.

L’État a été présent tout au long de cette année 2019.

L’État continuera d’être à vos côtés pour faire rayonner la Polynésie française dans l’Océanie et dans le monde ; une Polynésie française prête à relever les défis qui l’attendent en 2020.

A l’aube de cette nouvelle année, je suis particulièrement heureux d’être à vos côtés pour vous adresser mes meilleurs vœux de santé, de succès et de bonheur.

Chers concitoyens de Polynésie, je souhaite vous délivrer, au nom de l’État, un message de confiance et de solidarité.

Ia amui tatou no te paruru raa

Ia amui tatou no te faahoturaa ia Porinetia

Ia orana i te matahiti api

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Mes très chers compatriotes, une année s’achève.

La tradition à laquelle nous sommes profondément attachés, m’amène à vous adresser à chacun de vous, nos vœux de réussite et de bonheur.

Ce soir, je voudrais m’adresser à vous avec plus de simplicité, avec l’esprit d’un citoyen soucieux comme vous, de notre propre devenir.

C’est un message d’espérance que j’ai résolument décidé de vous transmettre ce soir.

Espérance en une vie meilleure dans l’année nouvelle qui s’ouvre devant nous.

Foi en notre jeunesse et croire en notre fenua.

Le  gouvernement que j’ai l’honneur de conduire s’emploiera pour que ces objectifs soient atteints.

Je pense notamment aux personnes les plus vulnérables, aux sans-logis, à ceux et celles qui peinent encore à trouver un emploi, car avoir un emploi  aujourd’hui est synonyme de dignité retrouvée.

Je pense à ceux et celles qui souffrent dans leur chair et dans leur âme, contraints parfois de se réfugier dans un semblant de douceur de vivre ou encore dans l’alcool ou dans la drogue.

A vous tous, je vous dis simplement : je ne vous oublie pas.

Il n’y a rien de plus terrible pour un être humain que celui de se sentir oublié par les siens.

 Peur d’être oublié. Oublié dans les moments où nous avons le plus besoin de soutien.

Souvenez-vous de la prière du deuxième larron crucifié au Mont Golgotha : « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume ». Son unique prière adressée au Sauveur signifiait : ne m’oublies pas.

Chers compatriotes, à  l’aube de cette année nouvelle, je vous dis avec toute la sincérité de mon âme : je ne vous oublie pas car vous m’avez fait confiance et vous m’avez tant donné.

Ayons foi en nous-mêmes, en notre capacité de surpasser nos épreuves.

 Nous sommes un peuple courageux et digne. Etre courageux, c’est notre capacité à rejeter la fatalité et à dominer nos peurs.

De quoi aurions- nous peur ? Nous sommes un peuple qui a traversé les océans sur nos pirogues durant des millénaires. Survivre et aller de l’avant, c’est dans notre ADN.

Etre ma’ohi, c’est cette faculté de croire en un avenir meilleur.

Bonne année à toutes et à tous !

 Poro’i fa’atau aroha no te Matahiti apî (2020)

I ora mai nei tatou e hoa here mâ, i te hoê marama î, i te mau oro’a ha’amana’ora’a.

Mahana matamua no Novema, i reira to tatou àmuira’a i ni’a i te mau menema, eiaha te mau peata ia mo’ehia, eiaha ho’i to tatou tei ta’oto i to ratou ta’oto hope’a ia moehia. Ua heva te mau reva o te mau fa’aro’o rau, no te hùti àmui i te reva o te hau.

I taua na mahana ra, to te ma’ohi o te fenua, ora hopera’a i te âura’a mau o te ta’o raïta, pàpà morohi’ore no te repuperita farani.

Te rito o te raïta, o te fa’atùrara’a ïa i te raura’a o te mau fa’aro’o, mai te raura’a o te mau arata’ira’a firotofia ato’a e vai nei.

9 no Novema, fa’ahaamana’ora’a i te hi’ara’a o te pàtù fa’ata’a’ê, no te vavahi i te ora-hau o te hoê nuna’a. A 30 a’e nei matahiti, i hi’a ai te pàtù o te ha’amâ, no te ‘oire o Berlin i te fenua Heremani.

11 no NOVEMA, hoê hanere e hoê a’e nei matahiti te haura’a te tama’i rahi matamua. Eiaha ia mo’ehia te feia tei pupû ia ratou, ia ora tatou i te orara’a hau mai to teie mahana.

25 no Novema, mahana faataa hia e te Hau Amui, aroraa i te ohipa ino i nia i te vahine, haamanaoraa no hea mai tatou.

 25 no Novema, ha’amana’ora’a i te ti’ara’a mànà o te tàmà, o te ti’a ia pàrùrù maitehia.

Mai ta’u i parau atu na i te ‘omuara’a, e marama ‘î, i te oro’a ha’amana’ora’a, ei àrora’a i to’na enemi mùre ‘ore, oia te ma’i : mo’e haere noa !

 » Ia tae noa’tu ‘oe i to ‘oe patireia, ha’amana’o mai ‘oe ia’u « .

Nahea e nehenehe ai e mo’e te tutia i pûpûhia e to tatou mau metua a nehenehe ai ia tatou ia ora hau i teie mahana ?

E’ere râ tatou i te feia tei fanauhia no te pohe i roto i te ao mana’ona’o noa tirara atu ai. E feia tei ‘ore e ha’amo’e i te mau mea i tupu na, e feia ato’a tei ti’atùri i te hoê ananahi hau atu i te maita’i.

Ti’atùri i te ànanahi, ti’atùri i to tatou feia apî, ti’atùri i to tatou fenua no te mea, e nuna’a fa’aro’o te ma’ohi mai te tau àu’iu’i mai, o to’na ïa natura.

Te nuna’a fa’aro’o, o te nuna’a ïa tei ‘ite i te fa’aâu i to’na haere’a, i te fa’ahepora’a o te maramarama. E’ita e tâhiti i roto i ta’na mau tutavara’a, e’ita e nounou i ta vetahi’ê, e ‘oa’oa râ, i ta te tàno i fa’ata’a na’na.

Na to outou hùrù, i fa’a’amu ia’u i te itoito hina’arohia no te ora tamau i roto i te tavinira’a.

Ia maita’i e ia ‘oa’oa  i te matahiti apî!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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