W. Dexter au secours des « pauvres automobilistes »
Au micro de Radio 1, ce midi, le ministre de l’Economie et des Finances (MEF) a réaffirmé son engagement sans borne pour maintenir en l’état le prix des carburants à la pompe.
A l’en croire, en effet, « la plupart des automobilistes sont des petites gens » qui ne seraient pas en mesure de payer un litre d’essence à 240 Fcfp. Soit à quelque chose près, le tarif affiché ces jours dans les stations de métropole et de Navarre.
Alors que l’Iran continue de peser de tout son poids sur le passage des tankers dans le détroit d’Ormuz, tous les regards sont tournés vers le baril de pétrole Brent dont le cours oscille entre 108 et 118 dollars US. Sur ce point, le MEF est constant dans son discours: A 100 $, on peut tenir un semestre après avoir réabondé le FRPH de 3,5 milliards de Fcfp dans le cadre du premier collectif budgétaire adopté par l’assemblée le 25 mars dernier. En revanche, à 108 $, ça devient inquiétant, pour ne pas dire intenable, et de nouveaux arbitrages devront être pris dès le mois de mai 2026.
Alors, toute la question sera de savoir si le gouvernement Brotherson reprend à son compte la politique d’Emmanuel Macron du « quoi qu’il en coûte » durant la crise-Covid en décidant de réinjecter plusieurs milliards supplémentaires dans le Fonds de régulation ou bien, s’il consent à augmenter le prix public des carburants. Tout en sachant que cette mesure inflationniste concernera non seulement les « pauvres autonomistes » mais également certains professionnels (boulangers, pêcheurs, agriculteurs etc) qui bénéficient d’un carburant détaxé.
Photo d’archives
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