1er mai: rencontres avec les organisations syndicales de salariés

Le président Edouard Fritch et l’ensemble du gouvernement ont reçu samedi matin les organisations syndicales de salariés à l’occasion de la fête du Travail. Seule la CSIP n’a pas répondu à l’invitation.

Dans ses propos liminaires, le président a rappelé l’importance de la réouverture des frontières, nécessaire à l’activité économique. Il a également insisté sur la mise en place d’un protocole sanitaire renforcé. Les préoccupations sur cette question sont partagées par l’ensemble des syndicats.

Le président a par ailleurs souligné l’effort important du Pays pour soutenir l’emploi depuis le début de la crise sanitaire et qui représente 1 milliard Fcfp par mois.

Le chef de l’exécutif s’est prononcé également sur la nécessaire modernisation du code du travail et du dialogue social, rappelant par ailleurs que la loi sur la protection de l’emploi local allait commencer à être mise en œuvre.

Enfin, le président a rappelé que le chantier de la réforme de la PSG était bien en cours.

Par ces propos, le président a ainsi répondu par avance aux interrogations formulées par la suite par les syndicats.

De son côté, la CSTP-FO a également abordé la question de la création d’un fonds d’allocation pour perte d’emploi, la problématique des retraites de l’enseignement privé et la revalorisation du pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Pour sa part, A Tia I Mua a souhaité voir aboutir la création d’une stèle à la mémoire des travailleurs blessés ou tués dans l’exercice de leur profession. Le syndicat s’est également prononcé sur la question du calcul de la représentativité syndicale en intégrant les fonctions publiques du Pays et des communes. Il a par ailleurs abordé la problématique du déplafonnement de la prime d’ancienneté et de l’unification de la médecine du travail.

OTAHI a insisté sur l’urgence de la mise en œuvre de la protection de l’emploi local, estimant, qu’avec l’expérience, il serait possible d’améliorer les dispositions de la loi. La secrétaire générale a fait part de sa préoccupation sur les cas de harcèlement au travail qui engendrent un coût important pour la CPS, en raison des arrêts de travail. Pour elle, des modifications réglementaires sont nécessaires pour protéger les salariés. 

O Oe To Oe Rima est revenu sur l’ouverture des frontières ainsi que sur la loi de protection de l’emploi local et l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ou la question de la réforme du régime des retraites. La délégation étant composée de secrétaires généraux des fédérations professionnelles, de nombreux points sectoriels ont également été abordés.

Chaque syndicat a par ailleurs fait part de difficultés au niveau de certaines entreprises. 

Le président et son gouvernement se sont montrés attentifs et ouverts aux doléances des organisations syndicales qu’Edouard Fritch a estimé constructives, sachant que le dialogue social engagé sous l’égide de la ministre du Travail a déjà permis de faire avancer de nombreux dossiers.

source: Gouvernement

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