19 octobre 2026

2027 s’inscrit dans un contexte de ralentissement économique…

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C’est, en tous cas, ce qui ressort de l’examen du rapport d’orientations budgétaires (ROB) qui se déroule deux jours durant à l’assemblée de la Polynésie française.

Après trois années de vache grasse, le gouvernement Brotherson voit donc poindre de gros nuages à l’horizon. Raison pour laquelle sa feuille de route pour 2027 se présente sous le signe de la plus extrême prudence.

Dans la présentation faite aux élus ce lundi matin, le tableau est plutôt contrastée: certes, ce sera « une année de croissance modérée » mais également « une année exceptionnelle en dépenses de fonctionnement ». Raison pour laquelle les recettes de fonctionnement, estimées à 162 milliards de Fcfp, seront tirées non pas par la fiscalité comme les années passées, mais par des recettes non fiscales provenant de diverses sources: reprise des provisions ou encore contribution exceptionnelle du Port autonome de Papeete transformé pour l’occasion en vache à lait du Pays.

Parallèlement, le gouvernement promet des économies sur les dépenses courantes! Autrement dit, que les services et établissements publics, sans exception, commencent par s’attacher la ceinture: 2 milliards de Fcfp sont à trouver d’ici le vote du prochain budget primitif, début décembre.

En face, on trouve des dépenses dites incompressibles. Comme par exemple une enveloppe de 3,5 milliards de Fcfp dédiée à l’organisation des Jeux du Pacifique contre 1,5 milliards jusqu’ici. Autre facture à régler: celle des hydrocarbures avec un baril de pétrole qui s’affiche bien au delà des 100 dollars. Puisque les pouvoirs publics veulent continuer de protéger les usagers, et en particulier les automobilistes, la collectivité va devoir débourser 2,5 milliards de Fcfp. Le désenclavement par les airs au travers la nouvelle délégation de service public (DSP), coûtera également plus cher: 1 milliard de Fcfp supplémentaire. Enfin, une rallonge de 400 millions doit être inscrite au titre des risques climatiques à l’approche du phénomène El Nino. Sans parler de la réforme non aboutie du RNS (régime des non-salariés) pour laquelle on attend toujours la décision du Conseil d’Etat…

Même le Tourisme semble avoir du plomb dans l’aile ! Les objectifs à l’horizon 2030 ont été revus à la baisse, de 600 000 à 450 000 touristes par an. Le président- ministre, Moetai Brotherson, a bien tenté de justifier ce recadrage en indiquant qu’après tout, « ce n’est pas le chiffre qui compte mais ce que rapportent nos visiteurs », il n’en reste pas moins que la fréquentation est en berne depuis le 1er janvier 2026.

En attendant, les travaux se poursuivent jusqu’à mardi soir à Tarahoi. Charge aux différents ministres de venir défendre leurs dossiers tout en essayant de convaincre les élus de la justesse de leurs décisions.

 

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