Réforme du RNS: Mercadal se mure dans le silence

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A tout le moins, le ministre de la Santé, cheville ouvrière de la réforme du RNS (Régime des non-salariés), semble gêné aux entournures lorsque les journalistes l’interrogent sur le sujet.

Une réforme qualifiée « d’usine à gaz » et dont le lancement -depuis le 1er février 2026- s’est révélé plutôt chaotique, sinon mal maitrisé par les services compétents.

Toujours est-il que les internautes ne sont pas tendres avec ce membre du gouvernement Brotherson, comparé au « pantin de Frébault », de surcroît « incompétent ».

Dernièrement sur la chaîne du pays TNTV, M. Mercadal tentait encore de justifier le malaise ambiant parmi la population, en affirmant: « On est dans une réforme structurelle. Ca fait peur! Surtout, lorsqu’on a de la désinformation sur un certain nombre de choses… ». Et de se vouloir rassurant, de sorte « que les gens ne soient pas pénalisés! » Ponctionné, pour ne pas dire racketter…sans les pénaliser. Sacré tour de magie.

Un « texte balai » à venir ?

Aussi, quand bien même le ministre soutient l’idée d’une « réforme aujourd’hui stabilisée », il annonce qu’un « texte balai viendra modifier (quand ?) à la marge les choses que l’on aura détectées ». Preuve s’il en est que le paquet empoisonné a été mal ficelé.

En attendant l’enclenchement du rétropédalage, le ministre n’a toujours pas expliqué – la faute aux journalistes aussi (?) – pourquoi cette réforme comportait deux poids deux mesures! Pourquoi quelqu’un qui loue une maison 300 000 francs par mois, soit 3,6 millions de Fcfp par an, n’avait rien à payer à la caisse du RNS alors que le patenté qui travaille (jardinier ou autres) aux fins d’améliorer ses fins de mois de salarié ou de retraité, est redevable à la Caisse de prévoyance sociale (CPS) dès le 1er franc ? Un traitement inéquitable et profondément injuste qui fait la part belle aux revenus du capital.

Quand on sait que beaucoup d’élus, à l’assemblée notamment, tirent d’importants revenus issus des loyers de maisons et autres hangars, on comprend mieux la tournure qu’a pris la réforme…

En réalité, le gouvernement Brotherson est dans une impasse budgétaire. Depuis la suppression de la TVA social (1%) qui rapportait à l’année la bagatelle de 8 à 9 milliards de Fcfp, l’équilibre financier de notre protection sociale généralisée (PSG), qui plus est dans un contexte inflationniste des dépenses de santé, est des plus précaires. Aussi, au prétexte qu’il existe quelques fraudeurs, allusion à ces médecins au smig mais qui « arrondissent » leurs fins de mois avec des millions de rentrées supplémentaires, la décision a été prise de taxer le plus largement possible, sans distinction de revenus.

Voilà la justice fiscale imposée par cette équipe gouvernementale!

Photo: Polynésie la 1ère

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