Réforme du RNS: Moetai Brotherson persiste et signe !

0

Invité dimanche soir sur le plateau de TNTV, le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, a tenté de minimiser les difficultés liées à l’entrée en vigueur de la réforme du régime des non-salariés (RNS), taclant au passage l’hostilité naissante du locataire du perchoir à Tarahoi.

Quand la journaliste l’interroge sur les motifs avancés par le président de l’assemblée, Antony Géros, le chef du gouvernement reste droit dans ses bottes: « Non, je ne la comprends pas. C’est un homme d’expérience, il est en politique depuis plus de 40 ans, il sait pourtant la différence entre un impôt et des cotisations. Il doit aussi savoir que ce texte, pour 70% des personnes qui sont aujourd’hui dans les trois régimes, ne change absolument rien. Que pour 26% des personnes concernées, il améliore leur situation au quotidien. Et qu’il y a effectivement des personnes qui vont devoir contribuer plus qu’elles ne contribuaient hier, mais ce ne sont pas les “petits”. Je mets beaucoup de guillemets autour de ce terme, parce que je ne l’aime pas. Donc voilà, il ne faut pas dire tout et n’importe quoi. »

Moetai Brotherson veut bien néanmoins reconnaître quelques imperfections dans le dispositif actuel: « (…) Je ne prétends pas que le dispositif et sa mise en œuvre ont été parfaits. Nous avons entendu évidemment les remontées du terrain avec les Polynésiens qui nous disent que c’est très compliqué, le site ne marche pas, l’application ne marche pas, on ne comprend pas, c’est quel formulaire, c’est le 1, le 2, le 3… Ça, c’est la mise en œuvre. Donc on est en train de corriger ces défauts de mise en œuvre avec la CPS. Je tiens vraiment à remercier les agents de la CPS qui sont en première ligne et qui font un boulot extraordinaire. Donc tous ces éléments de mise en œuvre vont être corrigés. » Sur le reste, en revanche, il reste inflexible: «  Ca reste un texte, à mon avis, important et essentiel pour la pérennisation de la PSG, et c’est un texte qui va dans le bon sens. »

Tout comme il rejette l’idée d’y voir un impôt sur le revenu déguisé comme le soutient une partie du patronat auquel s’est rallié Antony Géros. Et d’ajouter: « Un impôt, c’est un prélèvement qui est effectué soit directement, soit indirectement auprès des Polynésiens, qui est reversé au budget général. Et ensuite, c’est le gouvernement qui propose et l’Assemblée qui adopte l’utilisation de ces fonds. Ici, on parle de cotisations. Ces cotisations sont fléchées sur des prestations. C’est ce qu’on appelle la PSG. Ça n’a rien à voir avec un impôt. »

Loading

Laisser un commentaire