L’OPH et ses logements termités
Il y a bientôt cinq ans (juillet 2026), l’ouverture de la résidence Atima Iti composée de treize villas jumelées, sises à Mahina, était présentée comme le symbole d’un avenir radieux pour autant de familles bénéficiaires. Mais c’était sans compter les malfaçons constatés au quotidien.
Dans une récente interview donnée à nos confrères de Radio1, le directeur de l’établissement public, Mike Ah Tchoy, a longuement retracé le bilan de son action, assurant que depuis sa nomination, tout va beaucoup mieux !
Désendettement de l’Office, recherche d’économies en tous genre à commencer par « dégraisser le mammouth » et recourir à l’emprunt plutôt qu’à des fonds publics pour construire davantage de logements sociaux sont autant de priorités fièrement affichées. Une vision purement comptable qui oublie au passage la vocation sociale et humaine de l’OPH…
Mike Ah Tchoy assure notamment que les effectifs de l’établissement sont passés de 271 agents en 2023 à 221 en 2025 grâce à la mise en place d’une nouvelle organisation. Celle-ci est-elle plus efficace, au plus près des locataires ? Cela reste à démontrer.
Voilà plusieurs mois déjà que les occupants de la résidence Atima Iti tentent d’alerter l’OPH sur une sévère infestation de termites qui ronge les murs de plusieurs habitations ainsi que les boiseries des encadrements de porte (voir photo). Sans trouver le moindre écho auprès du service concerné. Jusqu’ici, personne de l’office n’a daigné se rendre sur place pour constater l’ampleur des dégâts occasionnés et tenter de trouver une solution à ce type de dégradation d’un bien public. Alors même, qu’en plus de leur loyer, les locataires s’acquittent, mensuellement, de charges d’entretien censées couvrir de telles dépenses. Mais à quoi bon ?
Partant de cette information grand public qui démontre une fois de plus les profondes lacunes du service public en Polynésie française, gageons que la direction saura prendre les décisions qui s’imposent au plus vite pour régler le problème.
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