Convention Santé 2026-2030: 770 millions de Fcfp versés par l’Etat chaque année
Le Haut-commissaire de la République en Polynésie française et le Président de la Polynésie française, ont procédé vendredi dernier à la signature de la convention-cadre Santé 2026-2030 entre l’État et le Pays, après une prolongation de deux ans de la convention précédente qui couvrait la période 2021-2023.
Cette signature témoigne de l’engagement conjoint de l’État et de la Polynésie française en faveur de l’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité du système de santé, au plus près des réalités sanitaires qui constituent un enjeu majeur de santé publique, sur l’ensemble du territoire, avec des archipels éloignés et éparses.
Si la santé relève de la compétence de la collectivité de Polynésie française, l’État apporte son plein soutien au travers d’un engagement constant qui se traduit par des contributions financières et des expertises techniques.
La convention-cadre Santé 2026-2030 ouvre un nouveau cycle de coopération, plus robuste et plus souple, entre l’État et la Polynésie française, avec une visibilité pour les cinq prochaines années.
Cette convention vise à accompagner les priorités définies dans le schéma d’organisation sanitaire de la Polynésie française, notamment en matière de prévention, d’amélioration de l’offre de soins, de réduction des inégalités territoriales et de renforcement de la santé dans les archipels, notamment grâce à des projets structurants.
La coopération avec le CHU de Bordeaux est maintenue
L’État confirme son soutien financier à travers la mobilisation de crédits du Contrat de développement et de transformation (CDT), ainsi que de crédits spécifiques à hauteur de 715 millions de francs pacifiques par an, du ministère des Outre-mer et de l’Assurance maladie (ONDAM). Une dotation supplémentaire annuelle de 55 millions de Fcfp est attribuée annuellement à la Polynésie française pour la création d’une direction de la recherche clinique, destinée à favoriser notamment l’accès du territoire aux essais thérapeutiques. Par ailleurs, la coopération avec le CHU de Bordeaux est maintenue afin de favoriser l’accueil d’internes, d’assistants spécialistes partagés et de stagiaires en Polynésie française.
La convention prévoit l’adoption d’une feuille de route annuelle qui permettra de mettre en œuvre les différents projets et actions de la boite à outils que constitue l’annexe de la convention-cadre. Plusieurs projets concernent directement les archipels et l’amélioration de l’accès aux soins, notamment par le développement de la télémédecine.
Des missions d’appui et d’expertise accompagneront également la Polynésie française sur plusieurs chantiers structurants tels que les greffes ou le déploiement du dispositif des docteurs juniors.
Convention relative aux évacuations sanitaires par les moyens aériens des forces armées
Une seconde convention a été signée le même jour avec, cette fois-ci, le contre-amiral commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, la directrice du Centre hospitalier et le président de la Caisse de prévoyance sociale. Il s’agit de la convention relative aux transports sanitaires de personnes civiles par les moyens des Forces armées en Polynésie française.
Dans un territoire où l’éloignement géographique constitue un défi quotidien pour l’accès aux soins, la convention formalise un dispositif essentiel permettant de garantir la continuité de la prise en charge sanitaire des patients et l’égalité d’accès aux soins avec la mobilisation des moyens militaires, qui interviennent en complémentarité des moyens civils d’intervention aussi souvent que nécessaire.
source: Etat
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