L’argent continue de couler à flots dans les caisses du Pays

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A vingt-quatre heures de l’examen préliminaire par l’assemblée de la Polynésie du projet de délibération du budget général pour l’exercice 2025, ce que l’on a coutume d’appeler « le compte administratif », l’heure est aux premiers enseignements…

Principal enseignement et non des moindres, c’est que la collectivité polynésienne ne s’est jamais aussi bien portée, budgétairement parlant!

En 2025, la fiscalité (directe comme indirecte) a rapporté, respectivement, 48 milliards 269 millions et 172 milliards 200 millions de francs pacifiques. Ces montants sont globalement en hausse par rapport à 2024.

Prenons le cas des impôts et taxes sur le revenu qui progressent très significativement, de 30 à 39 milliards de Fcfp d’une année sur l’autre. A l’instar de l’impôt sur les sociétés qui, à lui seul, capte 15,8 milliards de Fcfp. Le résultat d’une économie qui tourne à plein rendement.

Une TVA à 66 milliards

Quant à la fiscalité indirecte, son produit phare, la TVA, se porte également à merveille! En 2025, elle a rapporté un peu plus de 66 milliards Fcfp dans les caisses du Pays, soit quatre milliards de plus qu’en 2024. A n’en pas douter, ce « bond fiscal » est à mettre sur le compte de l’imposition des produits sucrés qui, à défaut de préserver la santé des Polynésiens, a généré une nouvelle recette.

Toujours est-il que cette bonne santé budgétaire est de bon augure à deux ans des prochaines élections territoriales. Avec la tentation pour l’équipe gouvernementale de multiplier les cadeaux à l’adresse d’une population toujours en attente de mesures fortes contre la vie chère.

Aussi, après l’annonce d’une cantine gratuite dans les collèges et lycées du secteur public, l’équipe de Moetai Brotherson entend soumettre à l’approbation des élus une mesure exceptionnelle de suspension temporaire (de juillet au 31 décembre 2026) de certaines impositions fiscales à l’importation. Objectif: compenser la flambée des prix du pétrole que nous observons tous depuis le déclenchement de la guerre en Iran, mais surtout, ne pas toucher au prix des carburants à la pompe pour les particuliers. Il devrait en résulter une perte fiscale de l’ordre de 3,8 milliards de francs CFP sur l’exercice 2026.

 

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